dimanche, juillet 09, 2006

Les femmes ici ont un sourire veritablement eclatant.

peut etre est ce du a leurs doubles range'es de dents en or ...

mercredi, juillet 05, 2006

Nous partons pour le sud.Depart pour "Arslanbob " ou la cite' des bobs ... ca a de quoi attiser la curiosite' non ?

A cote' , des ONG, il y a des Organisations Gouvernementales ou' de nobles volontaires pleins d'espoir en une fraternite' universelles sont heureux de leur mains genereuses.
L'une des organisations ou' ces sinceres hommes aux coeurs purs combattent l'injustice est " peace corps ", bien presente par ici.
ses principes sont les suivant :
1/ promouvoir la culture americaine.

2/ comprendre la culture locale

3/ aider les pauvre gens.
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Des Lenines se dressent a chaque coin de rues. Dans l'indifference la plus totale. S'il eut e'te' plus fris'e , on s'en servirai comme porte manteau.

dans un refuge,une russe comme ayant pousse'e avec les pierres nous acceuille.
a ce propos, laissons les grands parler
" Des manches de sa camisole depassaient deux longues mains, a articulations noueuses. La poussiere des granges, la potasse des lessives et le suint des laines les avaient si bien encroute'es, eraille'es, qu'elles semblaient sales quoiqu'elles fussent rince'es d'eau claire; et a' force d'avoir servi, elles restaient entrouvertes, comme pour presenter d'elles-memes l'humble temoignage de tant de souffrances subies. "

ce torture' de Flaubert...

Nous escaladons des collines fragiles. Face au sol qui se derobe, nous nouons nos doigts dans des feuillages fragiles.
Et nous prions en silence en glissant dans des precipices vertigineux.

Resultats:
pantalon dechire's et rires en tout sens.

Il existe des cimetieres de sables. Lave's, delave's par la pluie, petit a petit les tombes s'affaisent. Certaines ont deja' presque disparue.
La metaphore me laisse songeur.

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M. a reussi a bouger N. et son gros c. et l'a emmene' en "trek".
N. y aurait meme pris un certain plaisir mais ne le dites pas...
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A entendre le grondement assourdissant de la riviere tout le jour durant dans ces hameaux perdus, il doit y avoir quelque chose qui trempe le caractere comme le regard des gens d'ici.

Apres une longue randonne'e, nous repartons vers l'ouest voir si la vodka la bas aussi defit les conventions musulmanes, si les mosque'es ressemblent encore autant a des temples hindous et si on peux survivre la bas aussi sans la moindre organisation....

Un taxi
- " vous pouvez me preter vos lunettes, j'y vois rien ! "
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dans un refuge
" bon il ne reste qu'un cheval mais vous pouvez monter tous les deux et moi je vous suis a pied, non ? "
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les camions russes

Les camions russes ne fonctionnent pas a l'essence. Ils avancent a la rage.
Il faut voir ces betes d'acier a la lourdeur et la rectangularite' sovietique, trainant leur poids peniblement sur des sols plats.
Et lorsqu'ils endossent tout ce que cette foutu terre a cre'e de lourd et que camion n'a jamais porte', il faut les voir vociferer, gueuler, souffler des vapeurs noiratres, des nuages infernaux. Mais avancer, avancer dans la montagne raide, dans la boue et les torrents laissant derriere eux une plainte terrifiante.
Et tout marquant a jamais le sol de leurs traces, ils gravissent des monts inconcevables.

Montagne сouverte de sapins etranges. Longilignes. Etires. Turgescents.
Tiraille's entre une terre maternelle aimante et protectrice et un desir de ciel lointain empli d'arabesque fantastiques.
Autour, des clochettes bleuis, des marguerites brunes, des fleurs merveilles sans-nom, a notre passage, font le tapin.

A entendre le grondement assourdissant de la riviere tout le jour durant dans ces hameaux perdus, il doit y avoir quelque chose qui trempe le caractere comme le regard des gens d'ici.

2 jeunes kirgizes... tenanciere d'une yourte... l'une partage'e entre un sourire mone'taire et une soif d'apprendre, l'autre belle et humble a pleurer.
parlent allemand. M. traduit.
Apres quelques tours de balancoires en commun, nous devisons tranquillement dans la yourte.
bribes de conversations...
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nous - " vous vivez ici ?"
elles - " ben non... les yourtes c'est juste pour les touristes ou pour les nomades !"

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Elle 1 - mon nom veut dire " lune pleine et montante "
Elle 2 - " mon nom veut dire " etoiles brillantes
...
et vous ca veut dire quoi vos noms ? "
nous - " ben ... euh ...."
---
M. - " c'est quoi ton reve ? "
Etoile - " devenir fille au pere en allemagne "
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a propos des kidnappings [ voir avant ]
Lune - l'homme qui me kidnappera, il passera un drole de 1/4 d'heure.
...
Lune - j'ai un fichu caractere !
[...]
etoile - moi je n'aime pas cette tradition.
...
etoile - mais j'aimerai etre enleve' par quelqu'un que j'aime.
[...]
M. - " vous connaissez quelqu'un qui a ete' enleve' ? "
Lune - oui notre soeur. Elle ne le connaissait pas. pas du tout. mais lui la regardait depuis 3 ans. 3 ans deja.
...
Etoile - nos parents etaient en colere...
mais les parents du garcon leur ont donne' une vache, des couvertures et 3000 dollards.
alors ca a ete'.
[...]
lune - euh oui maintenant elle l'aime.
[...]
etoile - ce n'est pas grave si la femme n'aime pas l'homme au debut. L'important c'est que l'homme aime beaucoup beaucoup la femme. Sinon plustard il ira voir ailleurs.

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lune - " nos parents ne restent jamais seuls. Il faut s'occuper d'eux. Il faut s'en occuper : c'est notre devoir. Aussi le cadet reste dans la maison familiale avec sa femme.
Comme ca ils ne seront pas seuls lorsqu'ils seront vieux.
et chez vous ? "
- ... [ tenter de repondre sans honte. ]

vendredi, juin 30, 2006

A ceux qui s'inquietent pour M.

Malgre' les mille periples que nous affrontons, elle est toujours vivante et pas bien decidee a fuire ces terres sauvages...

lui, canadien ayant passe' 4 mois a paris, comme un air d'etudiant perdu.
---
M. : tu as passe' le col enneige' a pied ? Avec un gros sac et sans entrainement ca doit etre chaud non ?
lui : euh .... non.... au niveau de la temperature ca va....
---

moi - alors comment as tu trouve' la france ?
lui - " ben j'etais la' pdt le CPE.
je me suis fait tabasser 3 fois par les casseurs.
On m'a vole' 2 fois mon portefeuille.
Et les flics m'ont agresse' 2 fois.
les ... les CRS .. y sont vraiment cons ces gens la' !
[...]
puis une semaine apres mon arrivee le proprio de ma copine a voulu me virer.
Il a envoye' des lettres de menace contre moi.
Il est pretre et a appele' les gens de sa paroisse pour venir me casser la gueulle.
j'ai du fuir dans la nuit
au commisariat, on a pas voulu prendre ma plainte et sans un mot on m'a indique' la sortie.

alors la france vous savez..."


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A voir ces slaves leur sourire etonnament absent, cette violence sourde, cette fievre dans le regard, et cette force dans le geste, et c'est toute la litterature russe qui s'eclaire d'un coup...

lui, canadien ayant passe' 4 mois a paris, comme un air d'etudiant perdu.
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M. : tu as passe' le col enneige' a pied ? Avec un gros sac et sans entrainement ca doit etre chaud non ?
lui : euh .... non.... au niveau de la temperature ca va....
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moi - alors comment as tu trouve' la france ?
lui - " ben j'etais la' pdt le CPE.
je me suis fait tabasser 3 fois par les casseurs.
On m'a vole' 2 fois mon portefeuille.
Et les flics m'ont agresse' 2 fois.
les ... les CRS .. y sont vraiment cons ces gens la' !
[...]
puis une semaine apres mon arrivee le proprio de ma copine a voulu me virer.
Il a envoye' des lettres de menace contre moi.
Il est pretre et a appele' les gens de sa paroisse pour venir me casser la gueulle.
j'ai du fuir dans la nuit
au commisariat, on a pas voulu prendre ma plainte et sans un mot on m'a indique' la sortie.

alors la france vous savez..."


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la valle'e des fleurs ( karakol)

l'etrange mauve des monts nous entourant semble s'etre perdu d'une palette d'un peintre d'un XIX ieme siecle trop impressioniste...

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le reste est douceur de l'herbe fraiche, fougue et folie des chevaux noirs sauvages, impetuosite's des cornes assere's, et blanche blanche riviere dans le grondement de sa force pure.
Et puis yourtes molles, rondeur souriantes, pose'es la' comme une miracle dans la valle'e.
Et les visages use's a trop voir passer les orages et a rever l'horizon.


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Suivant le dodelinnement des mousses debonnaires, la cascade forme des filaments nacre'e qui tressent en rugissant des habits de dentelles a la roche saillante.
dans son souffle frais, nous restons la' a suivre le fleuvre rouler sa semence.

lac d'issik kuhl

lac au regard profond, huile' de larmes blanches ou' s'ecoulent des ridules fines comme l'echo d'une clameur souterraine.
mer sans fin a la liquide paleur, fille choye'e des neiges aimantes, pare'e de sables chauds invitant fraternel a la deraison.

mercredi, juin 28, 2006

Elle, americaine, nous aide a choisir dans un bien trop syrilique menu.
- " je suis ici pour dans 2 ans dans le cadre d'un programme d'aide au developpement
Mon mari est prof d'anglais ici. Moi, j'ai appris le Kirgize pendant 3mois, maintenant j'essaye d'enseigner le business ici. Ca fait 6 mois que j'ai commence' . Je n'arrive a rien... Rien.
Les magasins n'ont pas d'horaires fixes. Parfois ils partent pour plusieurs jours sans avertir personne.
Et puis. et puis ...ils vendent tous la meme chose !!
Je leur ai dis " ayez de l'originalite' !".
je crois qu'il ne m'ecoute pas.. "

plus tard
" et par ici ils sont tellement dans l'apparence "

Nous habitons a 50m du centre ville, dans un superbe appartement.

Elle : " surtout quand vous rentrez chez vous, vous marchez tout droit rapidement.
Vous ne parlez surtout pas... on pourrait deviner que vous etes des etrangers. "
Moi : "... euh il y a deja eu des problemes par ici ? "
Elle : " ben... non...."

Sur la plage

Quelques russes promenent leur fierte's mamaires.
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Tandis que des ados roulent leurs torses virils, attendant un regard, des enfants inventent des mondes multicolores dans la magie du sable, du vent et des clapotis de l'eau riante.
Et viennent la douce invocation des princesses et des dragons d'argent.

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l'eau est glace'e.
Seuls quelques slaves s'y ebattent.
Candide, M. y nage doucement.
Je reste alors vaillement a surveiller nos affaires.

on fait 20000km pour se depayser ne serait ce qu'un peu, voir d'autres frontieres d'autres mondes.
On trouve une montagne belle, un lac au bleu profond. on va s'y perdre dans la chaleur d'un village isole'.
On croit respirer un peu de serenite' dans l'air neuf et le silence inouie.
et voila que dans l'ersazt de restaurant monte une musique trop connu
" Zebda ! "

oui, la kirgizie est havre de rutillantes Ladas.
Moi, ca me plonge dans une paternelle nostalgie.

dans un taxi.
Moi - "eh eh ! j'avais la meme quand j'etais petit ! "
Elle - quoi, il y a des Ladas en France ! .... je croyais que c'etait un pays developpe'.

On a beau dire, on a beau ecrire sur les differences facieres en asie, il faut quand meme avouer si ce n'est une certaine unite' du moins une continuite' sur le continent.
De la turquie et l'arabie a la chine et l'inde, doucement les traits se tirent, les joues se creusent le teint se diversifient.
Ils se tissent en entre ces pays des liens invisibles fraternels.
Mais j'ai beau chercher les liens avec les grands russes qui sevissent par ici, blonds aux regards bleus avec leurs pectoraux rebondis et leurs sourires venus du froid, je vois pas ....

Nous marchons des lors tous deux parmis les ladas vrombissantes et les lendemains qui chantent...

200 ieme post...

200 ieme post
le temps passe, les kilometres aussi.... je vous trouve toujours autant de courage a rester a travailler sous vos latitudes...


200 ieme post et arrivee de M., ce soir.
---
[...]
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Elle m'a reconnu.
Un bon point.

samedi, juin 24, 2006

"SOS bonheur ?"

moi - il y a toute cette beaute' de la revolution pacifique que vous avez mene'...
elle - " tu sais, apres la revolution, l'administration est reste'e telle qu'elle etait. la corruption est reste'e intacte.
A l'opposition qui est venu au pouvoir, s'est forme' une nouvelle opposition.
Et puis... [ elle parle a voix basse comme pour elle meme. ] et puis apres, on a eu des manifestations chaque jour. et chaque jour, chacun a manifeste' pour son petit interet personnel, egoiste. "

barbares !

On a beau dire. C'est quand meme pratique ces pays civilise's...
On a beau arriver dans une ville inconnue, tard dans la nuit, sans plan, dans un lieu ou' les hotels sont hors de prix et avoir une tete hirsute et bien il y a toujours quelqu'un pour passer plusieurs heures a telephoner aux quatre coins de la ville et pour vous accompagner n'importe ou' et vous degoter au final le plus splendide des appartements pour trois fois rien.
pourquoi ? "parceque c'est ca etre humain, non ?"


note :
Toute comparaison avec de barbares comportements dans de latines cite's...

tradition

Il faut toujours respecter les coutumes. Ca plait aux touristes et aux vieux.
et bien ici, il est une joli tradition.
Le kidnapping de jeune fille.
une jeune fille vous plait. Vous etes un peu presse' - c'est bien naturel -, ou elle a ose' vous dire non, l'odieuse, ou vous etes un peu soul. c'est selon.
Ni une, ni deux, vous appelez les copains. et hop ! capturez ! Vous l'amenez a la maison. La nuit sous votre viril domination, elle devient femme, selon la charmante expression.
La du coup, comme la jeune fille a predu ses qualite's virginales et qu'on n'ose pas trop aller a l'encontre de la tradition, la famille n'ose pas trop prostester, et somme l'enfant d'accepter le mariage [ voir la repudie si elle refuse... ].
Elle accepte toujours.
Le tour est joue'.

Il est difficile d'avoir les chiffres mais cette joyeuse pratique semble relativement repandue.
Bien sur, cette acte est condamne' par lois kirgizes, les conventions internationales et l'islam.
Pourtant, lorsqu'on en parle aux interresse's ( parents et kidnappeurs ), ils repondent :
" la tradition, c'est la tradition !"

Or, l'histoire est bien differente....

Dans les temps anciens, les mariages etaient arrange's par les familles. Tout etait pour le mieux dans le plus stable des mondes. Mais dieu, fourbe createur, a invente' la romance et le desir.
Et il s'est trouve' quelques Tristan et quelques Iseult pour se lier d'un amour poignant et devorant mais reprime' par les sages obligations familiales.
Les Romeos n'ecoutant que leurs courages et leurs passions chevaucherent moultes chevals blancs pour enlever les jeunes filles fretillantes.
Puis nuits etoile's. Corps qui tremblent....etc...
Les lendemains, la famille alors renoncaient a leur faire entendre raison.
et leur donnaient benediction.

tout ceci etait assez recent ( un siecle a peine ).

Malheureusement, le temps a vite fait son ouvrage. et a enleve' la partie inutile a l'histoire, l'amour ... et n'en a garde' que l'essentiel... le desir de Mr et le kidnapping.

et c'est ainsi que nait une "tradition".

note :
la famille ne prosteste quasiment pas sauf si une jeune fille riche est enleve'e par un pauvre. faut quand meme pas exagere'.

selon l'universitaire qui m'a conte' cette charmante histoire, " bien que nous n'ayons aucun chiffre precis, des etudes precedentes nous permettent de penser que le nombre de divorce est plus important chez les couples ainsis forme's "
J'ai bien cru qu'il allait me sortir sa biblio...

Osh --> Bishkek

Dans le taxi :
Elle a la vingtaine joli, la peau clair et yeux larges, vifs, genereux.
Depuis qu'elle est devenu protestante, elle ne voit plus ses parents.
lui, la quarantaine est passe'e, trop passe'e. Il est americain, sociologue.
Elle est son assitante dans ce pays.
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Ils sont proches. De temps en temps, il passe, sans mot dire, la main sur sa cuisse, sous son bras.
Elle ne bouge pas. Si le regard se fait doux, - j'allais dire compatissant - , le corps reste inanime'. Inerte.
Elle lui caresse parfois l'epaule, avec, dans le geste, cette tendresse batarde, ce residu de l'amour qui n'est plus.

elle "apres la chute de l'URSS, ici c'etait l'apocalypse... les usines ne marchaient plus. les universites ne fonctionnaient plus. L'administration etait devenu inutilisable...
il a fallu tout reconstruire "

kyrgysie 1er jour.

1er jour, 6h du matin.
moi - " un cafe' ou un the' ? "
elle - " Vodka ! "

y'a des signes qui ne trompent pas. on a change' de pays.

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plus tard.
moi - manger
elle - Borsh ! Borsh !

je crois qu'elle est totalement soul.

trajet Kashgar --> Osh

Traverser la chaine himalayenne reste une feerie.
Les longues levres de dunes laissent la place aux roches escarpees. Au soleil eclatant du sable clair succede les pousses herbeuses des monts mauves. Viennent les coule'es rouges des pleurs volcaniques et les falaises d'un noir ebene terrifant. Au detour d'un col vertigineux suffocant apparaissent de hautes plaines ou' des chameaux revent placides dans des nuages de poussieres. Lorsque le bus y plonge, c'est pour remonter un fleuve rouge sang carriant une seve inouie. Par la magie d'un virage et d'une exhalaison de glace, le fleuve devient bicolore. Une veine bleu porte les regrets des neiges eternelles tandis que l'autre charrie l'essence des laves anciennes.
Nous flottons alors dans un silence epique et lunaire.
L'horizon s'ouvre et la route se fait fantastiquement droite. Comme une demesure humaine et magique realise'e.
Les etoiles se levent pour guider la marche.
Lorsque nous nous eveillerons, le songe aura disparu.
et l'humaine mesure aura repris ses droits.

une passante...

Elle marche dans la matinee naissante. Elle a pour elle le regard reveur des badauts qui s'arrete, s'arrete pour elle, un instant revant.
Elle avance son ombrelle a la main, son ombrelle qui jette un peu d'ombre sur son corps blanc. Elle marche doucement souriant a la lumiere balbutiante. Elle a le regard des amours debutant, si freles, si legers, si profonds. Elle porte en son sourire comme une promesse antique. Ses noirs cheveux volent aux vents laissant aux passants comme le parfum sonore d'une musique inesperee.
Elle porte en elle, dans sa demarche, dans sa silouhette et dans ses gestes, le songe d'un monde libere', genereux, inouie.
Elle avance vers moi d'un pas et tranquille et confiant, sereine et si belle, si belle dans l'aube nouvelle.
Elle s'arrete. pose son regard sur l'horizon lointain. Puis baisse doucement, chastement les yeux.
Et dans un vrombissement guturale terrifiant, se racle longuement la gorge, se pince les joues et s'elance et crache, crache un long mollard dans le caniveau propre.

c'est ca aussi la chine.

la chine en vrac ( et en bref...)

la chine c'est :
- la courtoisie:
une serveuse posant negligemment une cuilliere au bord de la table apres vous avoir observe' vous debattre avec un riz non collant...
- la delicatesse:
un marchand criant dans la rue a votre intention, une bouteille de biere d'1L a la main, "eh ! eh ! je te mets la meme chose qu'hiers ! "
- les fashions victims
o les belles panoplies : gants blancs, ombrelle, mi bas nylon.
- le voile qui ressemble vraiment a une serpilliere.
- enfin de la nourriture exquise et un peuple non uniquement carnivore.
- quand meme cette curieuse facon de rajouter du piment,[ bien qu'on ait implore' dans toutes les langues de la creation que vraiment pour nous c'est l'enfer buccal ] comme ca pour faire plaisir...
- la franchise :
" sir, can I train my english on you ?"
- les faux billets pour prier boudha.
- les fausses fleurs en plastique de partout ( joli d'ailleurs ).
- les salles internet bonde's d'adolescent, de post adolescent, d'adultes, etripant des monstres tentaculaires ou zigouillant hardiment du terroriste, dans un vacarne de click hallucinant.
- ce gros maho qui pointe les lendemains qui chantent.
- ...

jeudi, juin 22, 2006

[chine] medecine douce.

Je ne suis pas contre les medecines locales mais de la' a' accepter, sans bondir, qu'on me mette un scorpion sur l'epaule, ca jamais !
et meme si
"monsieur, monsieur ! c'est bon pour la sante...."

note :
record personnel du saut en arriere largement battu...

mercredi, juin 21, 2006

"Départ dans l'affection et les bruits neufs! "

Il y a dans ces vielles de departs ce je ne sais quoi d'impatience, d'inquietude et cet arriere gout de putain-j-ai-fait-que-l-effleurer-ce-pays.

depart pour osh, la kyrgyzie et M. demain.

echec...

Les echecs ici, c'est un jeu collectif. 5,6 personnes de chaque cote' s'affrontent dans un duel serre', serieux. Bien sur les equipes changent et des traitres passent dans le camp adverse toujours dominant.
C'est une lutte. A chaque coup, les pieces claquent rageuses sur l'echiquier. Les mains s'y deplacent rapidement. saisissent balancent les pieces de bois, depitee ou rageuse mais toujours avec une force rare.
les pieces ne sont pas prises. elles sont ejectees. Plus la fierte' est grande, plus la violence se fait presente.
c'est un duel de corps avant tout.

on y joue tres rapidement au debut, dedaigneusement, un peu aleatoirement. Puis les coups se rallongent, et chaque passes demande alors mille tapotage sur l'echiquier, mille strategies dessinees et bien des conciliabules interminables.
la fin des parties se fait dans la froideur. Chacun se leve et cache sa fierte ou son ressentiment...

[ photo ]


[ au moment ou' je finis ce petit texte, un homme derape a velo se plante devant moi "america ?" et repart. je ne sais qui c'etait mais ca a provoque' un savre' attroupement.]

rencontre et proposition

Il est grand, etonnament grand, sec, un regard aigue, vif. quand il parle, ses yeux virent et voltent joyeux. Il porte des vetements un peu trop large qu'il rabat par moment. 26,27 ans peut etre. il fait du "biiseness" comme tous les pakistanais ici. quel business ? ca reste un mystere...

(lui)- l'islam ca veux dire le respect de l'autre. le respect de chaque homme tu vois. quel qu'il soit. les bombes, les fatwas, tout ca c'est pas l'islam.
(moi)- j'ai l'impression que l'islam c'est bien ce qu'on en fait. tu sais j'etais en turquie, en iran, au pakistan et chaque fois on m'a parle' du vrai islam. et bien chaque fois il etait different.
(lui)-peut etre... les chiites et les sunites... mais l'important c'est de donner. Pendre, prendre aux autres est egoiste, rend mal. Comme dieu nous a donne' la vie, donner nous rend heureux [ il a les yeux eclatant rayonnant ]
(moi)- dieu doit etre heureux alors.
(lui)- ...

plus tard.
(lui)- le probleme c'est les enfants. On les endoctrinne des les premiers jours. alors qu'il faut avoir l'esprit ouvert ouvert sur le monde...
si on ne leur apprend pas, alors il ne pourront jamais entendre.
...
(lui)-il me faudrait 2 ans, 2 ans au pouvoir au pakistan et tout changerait.
(moi)- qu'est ce que tu fairais ?
(lui)- je construirai un grand village. et dans ce village, j'emmenerai tous les enfants de toutes les familles....
... et je leur apprendrai la realite'.
(moi)-la realite' ?
(lui)- tu vois cette tasse ? certains disent que c'est un verre. ils deforment tout. il faut apprendre aux enfants a voir les choses. il faut briser la tradition.
(moi)- tu vas etre tout seul pour tous les enfants ?
(lui)- non, j'ai besoin de 200 personnes.
(moi)- et tu seras le chef ?
(lui)- non, non on sera tous amis.
(moi)- mais que fais tu encore ici ? un projet comme ca faut le commencer tout de suite !
(lui)- pour l'instant, j'essaye de convaincre les gens avant de commencer... et puis... et puis... " i have to enjoy life before !" s'exclame t il avec un rire un peu gene' mais large sincere.
(lui)- tu veux en faire partie ?
(moi)- il fait trop chaud au pakistan... mais si ton village tu le fais dans le nord, c'est d'accord !


[ pour ceux qui seraient interrese's , ecrivez moi je transmettrai ....]

l'enquete ordinaire.

moi " bonjour, est ce que vous sauriez quand partent les bus pour Osh ?"
[dans un cafe']
" oui, bien sur, le jeudi et le lundi matin "
[un touriste]
" des bus pour osh ? y'en a tous les jours, oui, c'est sur."
[ a l'office du tourisme]
" faut se presenter tres tot, je sais pas quelle jour et ils partent quand ils sont plein "
[ un cafe' pres de la gare routiere ]
'le mardi uniquement et il faut faire 2 changements'

recouper les faits, recouper...

ps:
[ apres investigation] en fait ils partent le jeudi pas specialement tot et il faut reserver a l'avance et surtout pas s'y presenter le jour meme...

mardi, juin 20, 2006

kashgar,
La premiere impression fut desagreable, repoussante.
On m'avait dit "va, va voir le marche' le dimanche, va voir le quartier des artisans, c'est beau"
Ben j'y suis alle'.
Des trains de touristes s'y succedent agitent des fagnons et flashent en saccade du pitoresque de facade.
les autochtones les regardent passer avec au mieux une indifference bovine. on tente d'y vendre un exotisme industriel et suranne'. Tates mon sabre et mon couteau orne', regardes mon chapeau a plume oh comme il te va bien.
Pour ceux qui n'ont pas le bonheur de savoir gouter aux hysteries de shopping, l'endroit est repoussant et laisse un malaise tenace.

Pretextant des contraintes administratives j'avais fui cette ville rapidement.

j'y fait une halte cs jours ci avant d'entamer la route vers le kyrgystan voisin.

et bien, et bien je m'etais trompe', il est des charmes cache's. Passe' les murailles des zones balise's, la vielle ville fut acceuillante. Des ruelles courbes s'offrent. D'etranges passages sous les maisons en pilotis se devoilent. Les enfants y jouent et sont heureux de partager leurs jeux et leur joie avec le passant qui s'y arrete alors longtemps. Les portes des masures restent ouvertes, confiantes. Dans leurs ombres, parfois, des femmes aux voiles colore's y discutent sans heurts. Un sourire surpris eclaire leurs visages au passage du passant.
Parfois entre 2 cartables dans une etroite ruelle, on finit d'user un ballon degongle'. Tout nouveau joueur est alors le bienvenu.Et meme s'il n'est pas tres doue', cela fait au moins rire les parents...

Plus loin le soir, c'est le festival de la friture et des fruits.
Tout y bout, cuit, s'etale dans le fureur et dans les cris et dans le silence des papilles heureuses.









Kashgar,
y'a qd meme une bonne partie de la population qui mi musulmane mi alcoolique.

au detour d'une rue perdue, un escalier un peu sombre et une devanture chic "sunny coffee".
J'entre. Bar de bois clair et fer forge', lumiere tamise'e et alcove orange'e.
Personne. seul un piano enroule' en jazz s'ecoule dans la piece.
on m'invite a m'assoir.
je demande timidement.. "un cafe'" , subjugue' par l'endroit.
"lequel monsieur ?" me repond on avec froideur.
on me tend la carte. la carte des cafe's. gigantesque.
Ca fait 2 mois que je tourne a cet guimauve de the'. [ pas toujours mauvais mais bon ca reste du the' ].
le cafe' est un delice. je manque de defaillir.

lundi, juin 19, 2006

trajet A. Kashgar.

un bus couchette
ambiance familiale, debonnaire et festive.
un bus couchette c'est un peu une soiree couette qui roule.

---
apres la pause, le chauffer a le malheur de ne pas retrouver la suite du navet anglais que nous regardions.
Un groupe de femme Ouygours a l'arriere du bus particulierement enjouees l'invective en riant. Concert d'insultes sur-aigues, de protestations franches, reches, resonnant dans le vehicule et chapelet de rire parceque j'ai bien l'impression que le film tout le monde s'en fout un peu.
Le chauffeur pour les calmer lance "Desperado".
Comme outrage ultime, les furies se mettent a chanter et couvrent de leurs voix la pauvre bande sonore.

Nous sommes alors la, au milieu du desert, couches sous une nuit perlee d'etoiles brillantes, et maintenant perdu dans le sanglot de leurs voix.

note sur le monde nouveau

lorqu'on aura emascule' tous les joueurs de foot, il est imperatif d'oscir tous ces foutus ecrivains ( les russes sont une priorite' ) qui ont une sacre' tendance a faire manquer l'arret du train a la station desiree....

lui - j'habite kuche', je vais a A. pour affaire,
moi - vous habitez kuche' ?
lui - oui
moi - donc on a depasse' Kuche'.
lui - et vous vous allez ou' ?
moi - ben j'allais a Kuche'.
lui - et maintenant.
moi - ...

retrajet Urumqi --> kuche

long desert de rocailles ou' s'epoumonnent des herbes fiers.
au loin, une foret. un mirage peut etre ?

---

a chaque gare traverse'e, sur le quai, des epilepsies de retrouvailles

rencontres..

lui ( la jeunesse etincellante, exaltee, debordante )
" je voudrai une femme ... enfin une petite amie deja, ce serait bien.
...
"et je voudrai des enfants"
...
"Oui, j'aimerai tant laisser une trace apres."

---
un Hann, joufflu ingenieur, la cinquantaine solitaire et touristique.
moi " il y a qq annees, il y a eu des affrontements sanglants ici, entre les ouygours et le gouvernement"
lui " oui, mais nous avons installe la puissante armee chinoise ici en grand nombre, tres grand nombre. Et maintenant tout va bien"

note
[l'arrestation et l'execution des opposants a du aide' aussi.]

----
lui ( etonnament grand, un visage carre' lisse, une absence d'expression singuliere )
lui - " vous voyagez seul ? vous n'avez pas peur d'etre vole', aggresse', tue' ?"
moi - ben non
lui - vous etes courageux.
moi - vous pensez vraiment que la chine est un pays dangereux ?
lui - euh... non.

Tian chi lake... en vrac

-----
"taxi, la gare routiere pour le lac tian chi"
"ok, ok" et moteur vrombissant.
5 minutes plus tard, on s'arrete.
lui le regard interrogateur.
"no english..."

---

au lac tianchi [ tout de meme, il faut parfois une sacre perseverance pour gouter a un peu de verdure... ]
decors ? on l'appelle ici l'etang celeste et pour une fois,ils n'en font pas un peu trop.
mais je ne parlerai pas de la cascade dite du " dragon blanc vrombissant..."


moi - no horseridding today, i want to walk and rest.
lui - but tomorrow, snow.
moi - ah.
lui -...
moi - what, snow !


----
je loge dans un village kazaks plein de yourtes fumantes.
avec leurs formes arrondies et basses, elles ressemblent a des champignons poteles et le village a schtroumphe-land.
et d'etrange cracoucas tournent autour de nos masures.

note :
la fille de la yourte s'appelle "krr", si si !

--
demain, nous verrons si les kazaks sont si bons cavaliers que ca !

--
y sont marrant les kazaks a faire confiance au premier touriste venu avec sa connaissance hyppique de manege. on lui donne un cheval et on lui dit : " va la bas, c'est sympa"
du coup randonnee seul en montagne, dans la foret et les rocs autour du beau lac tian chi.
le cheval noir puissant connait son affaire.
avec ce brave Irka que j'ai traduit assez librement par "pegaze fougueux" et
aux sons de tchtt ( go en kazak ) et urta ( stop ), nous chevauchons tous deux parmis les troupeaux paisibles et l'herbe fraiche. et la neige parfois.

une petite video
http://nicolas.dapzol.free.fr/photos/chine/MVI_4357.avi
et une autre
http://nicolas.dapzol.free.fr/photos/chine/MVI_4358.avi
























samedi, juin 17, 2006

remerciement

un grand merci a A. qui connait les recoins les plus obscurs du grand internet et qui me permet de dejouer la censure et de me prendre pour un grand revolutionnaire en continuant ce petit bloc note.

a trop feter l'amitie entre les peuples, on reveille la tete lourde de trop de "campai !!"...

note : la vie nocturne ici, c'est la vrai demesure... mais malheureusement toujours aussi hospitaliere....


l'hommo administativus a vaincu. la republique kyrgyze git a terre. mon visa est dans la poche.
note :
l'ambassade a bien demenage' 3 fois dans le mois. la nouvelle n'avait pas de numero de telephone, n'est inscrite dans aucun registre et ne fut joignable qu'a l'aide d'un numero de portable recupere dans une obscure et lointaine agence de voyage...
un parcours incroyable.


pour les photos ce sera bientot
en attendant c\'est ici :
http://nicolas.dapzol.free.fr/photos/chine/

jeudi, juin 15, 2006

urumqi

[ le xinjang est une province annexe par la chine, peuple' a l\'origine de ouygour, musulman, le gouvernement pousse les hans, les chinois de l'est, a s'y installer en masse. aujourd\'hui les ouygours sont encore majoritaire mais plus pour tres tres longtemps. ]

donc abdil, un jeune ouygour empli d'un dynamisme incroyable, aimerait voyager mais " you know different life level.."
- les chinois ont tous les bons emplois. nous on a beau parler anglais et chinois aussi bien qu'eux, on ne trouve que des mauvais jobs....ce n'est pas juste... racisme...
[...]
moi - vous voulez l'independance ?
lui, regardant autour de lui - chuttt ! no, no.

- ouygours et hans fear eatch other.

[...]
- i'm muslim but in pakistan, muslim are so crazy.

moi - a l'ecole garcon et fille sont melanges ?
lui - pour moi c'est immoral
moi - pourquoi ?
lui - sex before marriage is immoral.
moi - euh ... oui ... mais juste parler...
lui - ... ah melanger, ca ne veux pas dire fuck ?
moi - ...
lui - ah ben oui, ben bien sur qu\'a l\'ecole les filles et les garcons sont ensembles. pourquoi ?

-------
Urumqi, sous la pluie.
'la tout n'est qu'ordre et beaute
luxe, calme et comme qui dirait volupte..

[...]
"songe a la douceur d'aller ici vivre ensemble
les soleils brouille's
de ces ciels mouille's
pour mes yeux ont le charme
si mysterieux
de tes traitres yeux
brillant a travers leurs larmes."



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il suffit de quelques instants attable's a une terrasse pour se retrouver a faire des "campai !!" avec un inconnu, ses 2 litres de bieres, et son ami au telephone qui veux tant parler anglais...

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pays de signe et d'ecriture. les images en sont singulierement absentes, remplacees bien souvent par des hieroglyphes rouges geants luminescant.
Foire de symboles obscurs tapissant les murs, les rues, les vitrinnes, et donnant au passant ignorant de troublant vertiges.


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dans le train suite

sur son grand carnet d\\\\\\\'ecoliere, une chanteuse kyrgyze note les 5 mots d\\\'anglais que je viens de lui apprendre... pour le ranger dans sa grande malle, elle se met sur la pointe des pieds et tire un peu la langue... dans ces moments la, on dirait une tout petite fille...

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on m\\\'apprend a jouer au carte.
Tous le wagon vient me donner des conseils. chaque carte joue\\\' provoque un brouhaha de reprobation et de commentaire.
Par la suite, je gagne avec brio plusieurs parti de suite.
Mes partenaires sont vexes. moi, je suis pas peu fiers ...

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ce fut une joli rencontre
http://nicolas.dapzol.free.fr/sons/VOC050.MP3

mercredi, juin 14, 2006

"Ne voir que ce qui est deja connu avant de partir, voyager pour confirmer" voila bien la grande peur. Sombrer dans les poncifs
[ ils sont gentils ] [ comme c'est pas cher !] [ y'en a bien de la misere ]
- c'est deja fait ? bon tant pis -
mais quand une ambassade demenage 2 fois dans le mois pour d'ailleurs disparaitre totalement , quand 2 agences de voyages demenagent dans l'annee, quand le marche aux bestiaux se transforme en autoroute, quand un rond point devient en grand parc et que les hotels "pas cher" acceuillent maintenant des conferences de haut standing, on peut quand meme dire que la chine se transforme rapidement, non ?

train kasgar --> urumqi

dans le wagon...
A s\'y prendre a la derniere minute, on se retrouve forcement dans le dernier wagon. celui des pauvres, qui est aussi celui des cartes, des rires, du the, et des grands yeux etonnes et un peu dubitatif devant le touriste assis a leur cote.

Chacune, oui chacune, de mes affaires fait l\'objet d\'un commentaire de la communaute\'.A chaque discussion, on me questionne par un signe de tete,et j\'approuve du regard avec le plus grand serieux.

beaute\' du desert blanc de gobi dans le ciel blanc.


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joie simple du jeu de carte dans ce train [ enfin, un terrain o\' les regles sont explicites !]


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c\'est qd meme un peu troublant de se faire carresser le bras par un inconnu goguenard, sous le pretexte qu\'on a des poils, nous.

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En deux heures de voyage, mon carnet s\'est remplit de mille signes, dessins de nos vies, et un long dictionnaire de nos langues communes.

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et ce vieux ferre\' en plein desert qui me reste...

\"j\'etais pret a te grossir de quelques larmes\"


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le desert franchi naissent des embreyons de rondes colinnes. dans la verdure nouvelle s\'endorment les chameaux et les nomades meles.
Tout y respire l\'appaisement et le sourire d\'un coin d\'ombre l\'ete.

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Nous poussons vers des horizons magnifiques.
Le rythme du train repousse les fatigues estivales.
Et dans le chant nouveau du vent et du sable, la marche a venir se fait belle, dissipe les rides naissantes.


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mon voisin criant et me montrant l\'horizon
\"sano Gobi !!\"
---

les visages ont tant change\' depuis le pakistan, depuis que l\'himalaya fut franchi. L\'ovale noirci cede la place a des rondeurs multiformes.
les yeux se sont aiguises, les pomettes se sont faites saillantes.
le soleil a etire\' les peaux. le sable a pris leur couleur.
les corps ont a present la secheresse et la force de ceux contre qui le vent ne peux rien.
Les ouygours et les hans s\'entremelent encore a mon regard.
les ouzbecks, les kirgizs, les mongols sont la aussi pour encore jeter un peu plus de confusion et d\'inoui a l\'endroit.

---
parlerais je des habits ?
jupe longue flottante, jupe courte lisse, jean serre\' ou jean large, burka encore, dentelles traditionnelles noires ou blances dentelles pour les soirs aimant.
les hommes eux se scultent a present de nos occidentales us. seuls quelques d\'jeuns hesitent avec des japonnaises extravagances.

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Il a le front brulant. elle peut etre les mains froides. Il a une chemise ouverte sur un torse imberbe. elle a les yeux de celle pour qui rien n\'existe que. Il a les yeux brillant de l\'ivresse. Elle a la tete pose sur ces genoux. il la protege du soleil brillant d\'une main aimante. Elle le regarde. D\'un geste ou d\'un regard, il redessine son visage. Dans un souffle parfois, elle lui murmure quelques folies.
et des rires alors fleurissent leur visages.

kashgar fut vite depasse'.
une soif de vent et de rail me pousse un peu plus loin.
direction urumqi et le desert, celui de Gobi, ou', parait il, on plonge a 150m sous le niveau de la mer.
Apres les pics des jours derniers, cela me laisse songeur...

lundi, juin 12, 2006

pakistan en vrac

avant de poursuivre ce voyage vers le nord de la chine...
le grand internet etant sacre par ici, j'ai remis qq photos d'ancien post.
et voici qq souvenirs du pakistan en attendant un peu de rangement.

2 p'tites videos



et quelques photos en vrac ici :
http://nicolas.dapzol.free.fr/photos/pakistan/























chine !

des petits casques de chantier, des cours de tai chi dans la rue , des femmes en bas nylons par une pleine chaleur, les parfums d'une cuisine delicieuse, ses couleurs, l'abscence de toute pilosite, la vie nocturne, et ses salles internet pleine de joueurs rougis survoltes,
pas de doute on est en chine.

trajet frontiere.. kashgar

- les " goldens marmottes"
- les chameaux des neiges tout ebouriffes.
- les nomades et leurs breloques de couleurs.
- le petit lac d'azur cercle' de neige
- les premieres yourtes.
- la saucisse au poulet " taste it !"
- les oeufs cuits et vendu au bords de la route.
- la vendeuse si petite : son magasin, on dirait un jeu d'enfant...
- la fin de la chaine himalayenne par le plongeon dans le desert:
[protuberances douces, rouges, sombres, craquele's, vagues de levres appelant les morsures. erigees.et le ciel zebre comme en attente.et une coulee d'eau fraiche qui va nous appelant.]

suite

dans la rue, le temps de jouer avec les militaires, la nuit est deja tombee depuis longtemps.
Je n'ai pas de plan de la ville. Les rares panneaux sont en chinois uniquement.
on m'indique un hotel non loin parait il.
L'avenue est sombre, large, faiblement eclairee par des neons blafards. Quelques silouhettes trainent dans la rue. Aucune voiture, aucun passage.
un silence assourdissant, pesant.
On me hele.
Un homme grand, large d'epaules, le visage dans l'ombre, un manteau epais demesurement long, les mains caches me dit :
"hotel. here" il me montre une ruelle sombre.
"euh... thank you. i want to see another one..."
je continue. ne pas, ne pas se retourner.
sentir la peur s'insinuer.
souffler, se dire qu'on a pas grand chose d'autre a faire que continuer.
s'accrocher a cette idee. essayer d'en rire. y arriver qd meme.

10 minutes plustard, l'hotel est trouve'....
il est complet.....

on m'en indique un autre.
et bien exactement a l'endroit ou' mon gorille voulait m'emmener.
Il etait sincere et je ne l'ai pas cru....
maudite mefiance.

---
donc qq minutes plustard j'arrive a l'hotel.
derriere le comptoir, le patron torse nu ventru, se fait graisser les cheveux par sa femme a l'aide d'une brosse a dent.
le fils tente de faire les comptes.
charmant tableau.

---
revu gorille.
il m'a amene' manger.
je ne pouvais plus rien lui refuser.

ce fut d'ailleurs sucullent.

dimanche, juin 11, 2006

demain mise a jour photo pour demain, la il est temps de gouter au joie du communisme...

pakistan -- chine. 3 soir

le soir apres 10 h de bus, la chine est en vue.
tiens encore un poste frontiere.
tous le monde est fatigue. dans le bus la foule est nerveuse, la tension est palpable.
A l'arret du bus, tous le monde se jettent attrapent ses bagages, courrent vociferent le passeport a la main.
dans le batiment, on apprend qu'il y aura encore une fouille complete.
et des documents a remplir. et un controle sanitaire.
c'est le desespoir et la rage qui s'emparre de la foule.
" t'as un stylo ?... non et lui ? oui il en a. moi non attends."
un officier gueulle 'dans le rang ! '
et nous tous tour a tour gueullard et dociles.
la temperature ( faciale )
la fouille des bagages.
le controle passeport.

a mon tour, l'officier regarde mon passeport, s'arrete sur la photo, gratte un peu la page. fait un signe etrange de la tete.
[ commence a me voir la pdt de longues heures ]
l'officier appele un collegue, lui montre la photo. Ils echangent plusieurs mots. incomprehensibles bien entendu.
[ s imaginer une seconde la seul pour l'eternite attendant le coup de telephone d'une lointaine ambassade]
se faire remettre le passeport "ok".

pakistan -- chine. 2 frontiere d'altitude.

5000m d'altitude, on est sur le toit du monde.
la neige a nos pieds, pas d'habitation a moins de 100 km, seules quelques chevres sauvages des neige passent devant nous paisiblement, s'arretent pour brouter innocentes.
bref decors boudhiste. recueillement et nirvana.
et pourtant entre 2 pics neigeux, comme echouee, s'etend une longue muraille barbelee.
Et au centre une cabanne de fer, devant elle, notre vehicule s'arrete.
Les chinois sont la et attendent. militaires. sur leur uniformes verts, les galons etincellent. mais ils sont si petits, et ils tiennent leur role avec tant d'ardeur ( pieds joints, droit dans les bottes, et menton dresse. ), que c'est a se demander si ce ne sont pas des enfants jouant au petit soldat.
Nous leur faisons face, les pakistanais et moi, nous hirsute, un peu crade, un peu deguenille, la barbe fiers des uns, l'oeil inquiet des autres.
de leur cote, l'autorite maladive ( la peur peut etre ? ).
le contrate est saisissant mais on a peu le temps de le saisir ...
tout doit etre sorti. et les hommes et leurs affaires.

--
existe t il fouille plus meticuleuse ?
j'en doute.
Dans la cabanne en fer, tout mais tout fut analysee, dissequee, dicustee.
la moindre photot fut regardee. le moindre livre, le moindre carnet epluchee.
Tous les produits durent etre ouvert, plaider.
Alors dans notre cabanne, on teste les bonbons, on mime une douche, un mal de tete. Certains ont apporte' de la vaseline et defendent leur cause en s'en frottant les bras, le visage et en souriant....
allez decrire traitement anti - paludeen et anti diarheique....

--
sinon, le paysage ben si c'est pas le paradis, c'est qu'y a erreur.
redescendez ici.

note
une cigarette a 5000m d'altitude c'est du zyclon B !

pakistan -- chine. 1 de bon matin

la douceur d'une fouille militaire.

note: pas sur que le concept de " vie privee" soit universel.

...

Sus, singuliere ville frontiere d'altitude
la ville n'est qu'une route bordee.
sur cette route les respirations se font si visibles que les passant s'enveloppent de couverture.
avec le froid, personne ne s'arrete.
tout y semble precaire comme en devenir.

tout est affaire de decors

de la vache, a la moto, en passant par la charrue, le velo, la brouette, la chevre, le rickchaw et bien sur le camion, tout est kitchissime, emplies d'images des 70's ,de couleurs flashies, de clochettes, et parfois meme de petits cerf volants.

moi ' mais y'a t il un sens derriere tout ca ?"
lui " ben ... non c'est juste pour faire joli. "

note :
et le tuning ne serait pas un art ?

langue etrangere

au pakistan, il y a 7 langues officielles et une langue 'etrangere' commune apprise a l'ecole, l'Urdu.
aussi ca donne souvent ca
moi - no english ?
lui tout etonne - no Urdu ?

....

le soir etend son rose nostalgique sur les pics enneiges.
Cette vamp de lune caresse des fluorescences nuageuses.
des rochers rides s'endorment au loin.

et ici... tout le monde s'en fout.
il fait encore jour. il est encore temps de travailler....

seuls quelques oisifs...

Mes amibes et moi, nous nous sommes presque reconcilies et d'un commun accord nous partons pour la chine ou' nous trouverons une deuxieme vie pour notre couple...

la muerte

aujourd'hui, la ville s'est ornee de centaines de drapeaux noirs.
Ils flottent au vent dans la vallee.

on se croirait en pleine secession anarchiste.

vendredi, juin 09, 2006

journee de lecture.

d'un cote, chez cet "Idiot" de dostoiveski
la belle alexandra ispavnohikiva (?), en plus d'avoir le malheur d'avoir un nom aussi long se meurt en fuyant une passion forte qu'elle n ose assumer.
aglia espantchine est bien trop fiere pour faire naitre un bonheur simple.
et le prince michkyne a bien trop lu pour ne pas etre un reveur, et bien trop reveur pour pouvoir choisir entre ces 2 femmes qu'il aime singulierement.

---
de l'autre cote le roman inacheve' [ mais qui le sera bien un jour ] d'aragon
on y trouve ca....
qui s'applique sacrement a la vie ici..
de memoire ici
"
Ce qu'il m'a fallu de temps pour comprendre
je vois souvent mon ignorance en d'autres yeux
je connais ma nuit, je connais ma cendre
comment j'ai su aux autres le faire comprendre
comment j'ai su le faire deviner mieux.

parceque c'est bien beau la jeunesse sans doute....."

les autres...

on mets du temps a gagner ce je ne sais quoi d'oubli de soi, d'innocence, a trouver sans le savoir cette comprehension des gestes d'ici, des regards. et a les adopter doucement.

et ben c'est ca que fout en l'air la rencontre avec un autre touriste. tout s'efface en quelque instant et on retrouve nos vieux us d'europeens maniere's et la distance sterile de celui qui comprend analyse, explique, mais ne vit plus.

tout va bien.

un instit etant venu me parler dans l'endroit que je croyais le plus isole du monde...

lui " en 2005, ici, il y a eu des actes de terreurs et des combats religieux"
....
lui " mais maintenant, tout va bien"

---
faudra que j'en parle a l'armee omnipresente...

chinese people are so cheap

dans le bus :
un chinois, 19 ans, rentre chez lui apres 18 mois d'absence. Ses parents l'ont envoye a islamabad dans une ecole coranique.
lui " never, come back again "
" this country sooooooo many problems"
"the food horrible"
" it 's so dirty "
...
" and the girls ..."
" in china we have a lot of prostitute"
moi . "what ! "
et lui assez fiers " yes, a lot "

---
"we only take the good part of capitalism."
-- pas reussi a savoir ce que c'etait -

------
lui "in china all is cheap "
moi ...
lui " chinese people are sooooooo cheap, no ? "

mercredi, juin 07, 2006

p'tite pause...

le corps a ses raisons que la raison ne connait pas. mais auxquelles il faut bien qu'elle se plie...

il vit avec sa mère. parcequ'il faut bien s'occuper d'elle tout de meme. "c'est mon devoir" dit il. "parceque je me sens seul aussi parfois".
il fume des dunhills lights

à l'hotel, un touriste la quarantaine baroudeuse conte ses exploits.
Fuire, Fuire.

Trajet islamabad --gilgit.

dans le bus:
2 vieux magnifiques ( barbes blanches , yeux marrons étincellants, bonnets afghans, et sourires plus qu'édentés) me montrent leur pays.
A chaques virages, ils pointent du doigts un mont, une rivère, un prairie et poussent des cris enthousiastes.
Sur leurs conseils pressant, je me vois obligé de prendre chaque centimètre carré de la route en photo...

le visa pour la chine en poche, fuire la chaleur et rejoindre la douceur des contreforts montagneux.
Pour le visq kirgise... on verra bien plus tard...

la vie est un roman

Dans une restaurant un peu sombre, un homme, la cinquantaine bien mise, petit, des yeux plaintifs, un peu enveloppé, mange un petit plat parceque "c'est si bon la nourriture ici, mais faut pas que je mange trop, ma femme m'attends pour le repas".

moi " comment avez vous pu devenir protestant ?"
a ma question, il baisse le ton et me regarde fixement de ses yeux larmoyants.

" quand j'avais 20 ans, j'étais un jeune mollah. mais quelque chose n'allait pas dans ma vie. quelque chose m'étregnait là [ il montre son coeur ]. Je ne savais pas quoi faire. j'étais mal, très mal. Je ne savais pas quoi faire avec ma douleur...
je voulais me suicider.
alors, j'ai pris ma moto et j'ai roulé le plus vite possible sans m'arreter, sans regarder les feux. droit devant moi. [ vu la circulation ici, déja conduire est du suicide...]
j'ai roulé, roulé. je ne sais pas comment je suis resté vivant.
après longtemps, je me suis arreté.
devant moi, il y avait un temple protestant.
devant le temple des enfants jouaient. J'étais sale, exténué, hideux.
Les enfants ont pris peur, ont crié.
J'ai fui là dans le temple.
a l'intérieur, il n'y avait que des gens bien habillés...
et ils m'ont acceuillis.
[...]
alors je suis resté, j'ai étudié pendant 2 ans avec eux.
et alors le saint esprit est venu me parler."

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" le saint esprit, tu connais ?"
---
il finit ses études pour devenir pasteur.
la famille de sa femme musulmane a un peu de mal...

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la vie est un roman ? ou romance t on sa vie ?

administration

à l'ambassade de chine, un nigérian se voit refuser son visa.
- " désolé, nous avons des accords avec votre gouvernement, on ne peut pas vous le procurer ici, il faut que vous retourniez dans votre pays pour le faire"
- " what !!!"

rencontré [nom imprononcable ]
retraité de l'armé de l'air...bon vivant... cherche à caser ses fils avec une francaise.

son nom signifie "le gardien de l'amour".
je garde son mèl, si ca interresse quelqu'un.


---
lui "et toi ton nom, il veux dire quoi ?"
moi ( dépité) " ben euh ... rien..."

musharaf .

"musharaf ? I love him !!!"

ma quete...

cherché pendant plus de 4h, l ambassade kyrkyze, aujourd'hui encore...
recueilli plus de 30 témoignages de gens qui l'avaient vu - mais où déja ah oui c'est là-, recueilli plus de 5 adresses différentes, parcouru bien trop de kilomètres, épuisé un taxi et un consultant en logiciel financier ( ...), tout ca pour m'apercevoir que cette foutu ambassade, que tout le monde a vu, n'existe pas.

...

moi - je peux te poser une question ?
lui - euh oui...
moi - c'est tes parents qui ont choisis ta femme ?
lui - euh ...50/50
moi - et ca ne te dérange pas ?
lui - non, c'est comme ca pour tout le monde.... et puis la pluspart du temps, les gens sont heureux comme ça.

simcity

Islamabad est en fait une ville double.
d'un coté Islamabad la vielle, dit Rawalpindi, labyrinthe d'ordures, de couleurs et d'hommes. n'y revenons pas.
de l'autre coté, Islamabad, la nouvelle.
comment la décrire ? ... nette, elle semble tout droit sortit de l'imagination d'un joueur de Simcity, trop pointilleux et un brin psycho rigide.
La citée est ainsi composée de 8*8 blocks carré d'exactement 2km de coté chacun, et numéroté de 1 à 9 et de A à G.
Chaque block est séparé par une route à double voies et par une bande d'herbe.
Au centre de chacun des 64 blocks, on a mis un centre commercial et un petit espace vert.
Les habitations sont à la périphérie de chaque blocks.

Tout y serait pour le mieux dans le meilleur des idéals. malheureusement, les terrains y sont plus que chers et les uniques habitants sont des nanties qui entretiennent des gardes privés, kalchnikov et sourires hargneux compris.
Le reste est laissé à l'abandon et quelques tentes siègent sur des terrains bien vagues.
De plus, comme les blocks sont énormes, on ne s'y déplace pas à pied. Du coup, monsieur prend sa voiture pourla moindre activité...
Game over.
Décidemment, il n'y a pas de justice pour les réveurs et les nantis.

dimanche, juin 04, 2006


Il est des villes belles où le charme s'opere des les premiers instant, on y circule amoureux comme dans un reve, pensant qu'on resterait bien en leur sein pendant les quelques éternités à venir.
Il est aussi des villes comme des rencontres. On s'y surprend à y soulever des mysteres, à rire de ces malices, à ne cesser de l'interroger de nos pas pressant.
et il est d'autre villes, amas d'hommes aux besoins moutonniers, chaires acharnées à s'aggultiner par la grande marche de l'économie de marché. Pressé, oppressé, les rues s'y déploient comme des membres maladifs. Ce sont des villes démentes qui en criant se griffent le visage et qui attendent la nuit pour cacher leurs corps outragés.
ce sont des villes que l'on fuit apeuré des le premier regard...
et bien Islamabad, en gros c'est ça....
mais il faudra bien qu'elle se décide à me dévoiler ses charmes car c'est plus de 5 jours qu'il me faudra y rester...

en vrac.... pour le moment...











et une petite discussion...


de long pans plissées de tissu chatoyant, ondulant dans la lumiere, enveloppent le corps des femmes d'une beauté singuliere, sensuelle et non érotisée. Les longues largeurs de tissu recouvrent les féminines courbures, et les effacent et en scultent d'autres, nouvelles.
Sous les reflets de la lumiere et des mouvements des corps, des ombres se creent, des gouffres se creusent, des vagues de soie se forment. Le corps feminin n'est plus sexuee. Il reste ondulation et fluidité, mais une ondulation dégagée de toute signification, une beauté distante, intemporelle, non désirable.

dans la rue

ne meme plus pouvoir etre seulement seul.

en vrac

---- ah oui le hidjab, c'est quand meme aussi tres pratique pour l'apiculture. (vu )-

dans la rue on m'interpelle sechement" dites donc , mais pourquoi vous prenez en photo une flaque d'eau, alors que moi je suis bien plus beau "
et il prend la pause. -

--
"non, normalement la mousson c'est fin juillet, ce n'est pas normales"
...
" c'est la faute de changements climatiques majeurs"
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A la recherche désespéré de l'ambassade du kirgistan, une voiture s'arrete devant moi - vous avez l'heure ? - non - vous avez besoin d'aide ? ... peu de temps apres, en voiture... l'homme un pakistano-anglais au torse trop bombe' pour etre naturel. lui - vous etes seul. moi - oui lui - moi aussi et je suis gay. moi -ah. plus tard. moi : c est pas compliqué d'etre gay ici dans un pays si religieux. lui: non 70% des hommes sont gay ici, vous savez on ne peux pas avoir de sexe avec les femmes avant le mariage alors... plus tard. lui : pourquoi votre pantalon est aussi sale ? ... lui : je me suis séparé de ma femme... oui, on a eu une discussion et ce fut tres simple. oh, elle l'a tres bien pris. c'était un marriage arrangée. elle, elle voulait juste la nationalité anglaise.On tourne longtemps - tres longtemps - en voiture pour finalement trouver la mauvaise ambassade. c'est marrant qu'en urdu kazakastan se prononce kirgistan.. plus tard lui vous voulez une biere moi oui lui mais il faut que vous changiez de pantalon... peu de temps apres -- on passe a son hotel - lui - tu ne veux pas prendre une douche ? mets toi à l'aise. lui - j'attends le coup fil d'un ami. / Le coup de fil ne vient pas lui - de toute façon, on peut pas dire si on est gay ou pas tant qu'on a pas essayé. moi, dans un sourire - impossible les hommes ont pas de seins. lui - si parfois, moi regardes, - il montre ses pectoros gonflés à la muscul. moi- il faut que je rentre: mon hotel est bien loin d'ici. lui- tu ne veux pas dormir ici ? moi- mais je t'assure je ne suis pas gay. lui- tu veux que je te raccompagnes.

--- a la mosquee, elle devait etre interdite aux non-musulmans. j'entre aisement. Par contre, les badauts surpris, s'ammassent autour de moi, me pressent de questions et troublent la cérémonie. On me demande de partir.

--- --- voiles noir rouge, vert, fushia, bleu, mauve... toutes les couleurs sont ici réunis. voiles unis , voiles à fleurs, voiles brodés, voiles opaques ou voiles clairs, il faudrait pouvoir décrire l'éblouissement de la foule ici.
voile sahri, hidjab, burka et voilette peuplent la rue. Les hommes montrent leur habits traditionnels que je n'arrive pas encore à distinguer... turban rouge ou vert, toc de dentelle ou toc de plastique, kefié ou tissu brodé posé artistiquement sur l'épaule ou sur la tete et qui tient on-ne-sait-comment. trait arabique, chinois, indien, mongoles.
et le héné omniprésent qui teinte les barbes et le cheveux et fait les figures fantastiques...
vertige.

trop chaud pour écrire. Ici meme le papier transpire.

Un peu perdu dans le grand lahore,... [ qu'est ce qui ressemble plus à un bout de bazar qu'un autre bout de bazar ? , l'écriture c'est de l'indien avec un alphabet persan modifié. de toute facon il n'y a pas de nom de rue...] donc je demande mon chemin à un p'tit vieux passant. il interromp sa course et gentiment m'accompagne.
Nous marchons longtemps sous la chaleur, tout en papotant. Nous marchons longtemps dans la mauvaise direction...

--- Ne reste aujourd'hui de mes vielles affaires qu'un vieux pull et un pauvre pantalon de soutenance qui ne devrait pas survivre longtemps encore... Le reste fut jeté sur la route, et racheté, et lorsque sable vent poussiere, rejeté. c'est une lessive pas tres ecologique mais sacrement efficace... Il ne me reste aujourd'hui qu'un seul livre de voyage... sentiment de légereté.

trajet lahore----queta

dans le bus
"mais pourquoi vous, vous prenez les transports en commun locaux ?"

décors de désolation qq chose comme les eaux de mortelune - pour les connaisseurs -

trajet lahore----queta

dans le bus
"mais pourquoi vous prenez les transports en commun locaux ?"

décors de désolation qq chose comme les eaux de mortelune - pour les connaisseurs -

shiraz -- zahedan.

en attendant le bus, un vieux visage sec et canne de bois,
- t'es francais ? les francais sont les alliés du grand satan.
- ...
- mais les francais, eux, sont des gens biens. c'est juste les gouvernements.

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dans le bus,
" il faut dire en france que nous ne voulons pas de la bombre"
--- profond sentiment d'etre un pris pour l'ambassadeur de france en tourné qui changerai la face du monde si on pouvait le convaincre de quelque chose ---
" et puis la france elle a la bombe elle"
coupe court à mes objections d'un mvt de tete.