De mon village , je vois de la terre tout ce qu on peut voir de l univers...
C est pour cela que mon village est aussi grans qu un autre pays quelconque,
parce que je suis de la dimension de ce que je vois
et non de la dimension de ma propre taille.
Dans les villes la vie est plus petite qu ici dans ma maison a la crete de cette colline.
Dans les villes les immeubles verrouillent la vue,
cachent l horizon, repoussent nos regards bien loin de tout le ciel
nous rapetissent parce qu ils nous otent ce que nos yeux peuvent nous donner
et nous appauvrissent parce que notre unique richesse est de voir
Fernando Pesoa
dimanche, avril 13, 2008
mon village
Publié par nico à 3:58 PM 1 commentaires
N apprend l espagnol
alors pour dire qu une chose est petite , on peux rajouter un " ita " a la fin du mot
ca donne des choses magiques comme
mujer ( une femme ) ---> une mujerita ( un ptit bout de femme )
jolie non ?
Publié par nico à 3:54 PM 0 commentaires
samedi, avril 12, 2008
trajet Lima - Huancayo
C est avec Luis ( prononce Louiiiiiis ) que je fais le trajet.
Luis a la soixantaine toute ronde. Quelques rides ondulent sur son visage d un calme apaisant.
Il tente de me parler en anglais. J essaye de lui parler en espagnol. En 9 heures de trajet, on a le temps de se comprendre un peu.
Il vient des hauts plateaux mais il a emigre " eh le travail , tu sais ! " dit il ... Un de ses fils est reste. Il passe le voir quand il peux. son fils, lui, il ne descends pas. et puis, aujourd hui, il est a la retraite " je n ai pas grand chose a faire... tu sais"
Il parle, en suivant le chaos de la route, avec douceur, lentement , tres lentement. Il laisse passer de longs silences entre ses mots.
Parfois, il s arrete pour me montrer les paysages, et les villes ou nous passons. Il aime a m egrenner leurs noms.
Devant les scenes grandioses ou nous roulons et mes " es magnifico !!! " , il sourit " si" dit il simplement. Je l amuse.
" tu sais, on arriver la nuit. Et puis, tu vas etre perdu. puis c est un peu dangereux . Faudra faire bien attention. Je pourrai t aider, tu sais. "
---- les paysages
D immenses montagnes de roches sableuses encerclent la route. Peu a peu, lentement, l ascencion se fait, et la brume s epaissit,et les montagnes verdissent.
Pesoa dit une belle chose, "Ce n est pas la nature qui est verte ou blanche, c est le couleur qui est invente par la nature. "
Je pense a cela devant cette palette inouie. ce vert et sombre et eclatant, ces coulees de terres rouges a en devenir noires, cette impression de grandeur, de puissance.
J aimerai en parler a mon compagnon de voyage mais bon. quand on a un vocabulaire de 30 mots, pour dire ce genre de choses, on est tout de suite un peu limite.
Publié par nico à 6:35 PM 0 commentaires
Depart
Depart de Lima pour les hauts plateaux, comme une soif d espace et de renouveau.
Publié par nico à 6:34 PM 0 commentaires
Amelia y los crayones
Amelia est belle. Elle a le visage tout sourire. Quand elle rit, ca creuse de petits sillons sur son visage, ca fait des ombres. ca eclaire ses yeux. Amelia devient douceur. on se sent bien a ses cotes. Amelia tient une echoppe. L echoppe est petite et Amelia ne l est pas. Elle rentre un peu son ventre pour pouvoir y rentrer.
C est son univers a elle, plein de couleurs, de confiseries et de crayons.
Amelia est malice. Quand on lui demande a boire, elle dit "ca je n en ai plus, mais j ai de " l energia ". et c est si bon ! ". Elle bondit alors dehors vers son coffre de glace. Elle se penche. Amelia n a pas honte de ses rondeurs.
Parfois, elle sort son cahier d ecolier pour y noter les dettes des voisins. Ca l embette un peu, Amelia, mais bon.
Tout le monde l aime bien dans le quartier. Les hommes lui disent " mi amor". Elle rougit, elle grimace, mais ca, ca lui plait au fond, a Amelia.
Elle me reproche de vouloir faire quelques hates en allant a Cusco. C est son pays. et je verrais, il est si beau.
Elle aimerait bien connaitre la France, Amelia.

Publié par nico à 6:23 PM 0 commentaires
cuisine
Pour tout dire, je ne connaissais de la cuisine sud americaine, que le chili en boite que nous faisions les soirs de fete. et bien, vous savez quoi, en fait , c est un vrai delices des papilles ici !
ci dessus, "nom imprononcable mais delicieusement citronne" et languo del rez ( hum hum, ca veux dire quoi rez ... )
Publié par nico à 6:17 PM 0 commentaires
las iglesias
ah , quittant l arthrose catholique sevissant dans nos eglises, qu il est bon de se resourcer a la ferveur peruvienne !
Les eglises ici sont le theatre d un florilege de genuflexions, de mains jointes, de bras en croix, de petits murmures et de regard au ciel.
Ah, c est un vrai deballage de culpabilite et de priere, un exhibitionnisme christique pas croyable.
Il faut voir ces familles, meurtries, agenouillees sur le pave froid, enserrant la jambe d un christ en papier mache.
Et cette femme, allant de saint en saint, pour plasmodier les bras en croix, a chacun et devant tous, d interminables prieres.
Dans la salle, on y egrenne sans fin des mantras bibliques a longueur de journee. Et la foule est attentive, et recite pour soi les prieres d une voix et haute et ferme.
Et que dire alors de l architecture ! le roccoco europeen semble a comparer ressemble au plus austere des temples.
La, c est un christ au doigts d or confondant le Mal de ses larges rayons.
La, c est une vierge volante, portee par des seraphins musclees, qui se fait et lascive et charnue.
L enfant Jesus et ses cornes dorees vers qui on vient chercher indulgence et protection, est a lui seul un spectacle incroyable.
Ici, il y a 8 messes par jour, 4 seulement le weekend ... il faut bien se reposer.


Publié par nico à 5:55 PM 0 commentaires
vendredi, avril 11, 2008
ici , c est la revolution













Entre la clameurs des manifestants, et les cris des policiers, d enormes explosions se font entendre.
Je prie pour que ce ne soit que de simples petards.
un vieux se marre a mes cotes.
ps .
la les tetes de pioches courrant , ces sont les ouvriers du batiement de la region. Ils se battent pour leur emploi. Au premier sens du mot.
ps bis.
ben oui
grosse peur quand je les ai vu tous debouler avec les flics tentant de les encercler , precedes de deux chars antimaifs...
il m a fallu un moment pour que j ose partiellement m en meler ...
Publié par nico à 5:06 AM 0 commentaires
traverser
En iran, pour traverser la route, il faut jouer sur l assurance..
Au pakistan, c est une certaine science de la souplesse qu il faut developper.
En chine, c est l autorite
Mais ici, bordel ! c est la course !
A la premier vision d une auto, tout le monde s affole, jeunes, vieux, landeaux, aveugles, tous se jettent en avant , en arriere au hasard !, et poussent de grand ouf, s ils sont arrives en vie...
les peruvens savent s amuser.
Publié par nico à 4:44 AM 0 commentaires
F.
rencontre F.
Un peu fatigue en fin de journee, il est venu me parler.
On sympathise. On jongle ensemble sur la grande place , ca fait marrer les passants.
F est surprenant. il est ( liste non exhaustive ) jongleur, etudiant, acteur, mime, clown, enseignant, guite pour touriste, fumeur de clopes infectes, peintre, alcoolique un peu, kayakiste , randonneur et collectionne les amis dans toutes les villes peruvienne.
Son pere est impressario. Sa mere actrice ( "á ´lá televisíon ")
lui il se definit simplement comme "artiste".
avec ses grands yeux verts et sa peau mate, il est beau comme un dios. et mesdames, dieu etant misericordieux, il est celibataire ....
plus tard, il me propose d aller jongler avec des balles en feu ( fuego ) chez une de ses amie allemande.
je dis non. je dois me faire vieux
Publié par nico à 4:34 AM 0 commentaires
vu enfant, assis, mendiant a cote de la " sainte trinidad", la gueule si deformee qu il ne restait que ces yeux pour croire a son enfance.
je n avais jamais vu cela
des plaques de chairs noiratres lui couvraient le visage. cisailles pues, boursoufles. rien de ce que j avais vu alors ne ressemblais a ca .
ses yeux courraient en tout sens effraye par ce qu il voyait en nos regards. sa peur etait sensible. plus que de la peur , une terreur muette le faisait convulser sa tete en tout sens.
Personne n osait l approcher. Les passants sans s´arreter faisaient un cercle autour de lui.
Publié par nico à 4:24 AM 0 commentaires
laurel
lui, il dit que c est le maigre et que l autre bien sur c est le gros.
il a des yeux si fins qu on en distingue presque plus la pupille.
le reste n est que rides.
lui - Francia ?
moi - si !!!
lui - magnifico ! de quel ville ?
moi - de lyon
lui - ooooh dans mes bras ! -- ses yeux sont brillants , il me sert la main avec chaleur --
lui - vous connaissez tain l hermitage ?
moi - euh ... oui ( yeux ronds au possible )
lui- C est la qu est ma confrerie !
moi - hein ?
lui - ma confrerie catholique !
et se dressant d un bond
" je suis jesuite, monsieur ! "
Publié par nico à 4:17 AM 2 commentaires
miraflores
miraflores est le centre bourgeois de la ville.
La´, de bon matin, en tenue courte, on court sur le front de mer, ou en poussant quelques cris rageurs on joue au tennis.
Les hommes y promenent leurs smokings neufs, d autres leurs chiens empapaoutes d incroyables frisettes.
Des epaules larges moulees dans un pull en alpaga se tournent vers la mer pour telephoner a une maitresse lointaine.
Os attends a ce qu entre 2 foulees apparaissent un heros de serie pour dimanche d apres midi pluvieux.
---
plus loin, ce sont les maisons, leurs maisons. Superbes.
Superbement cernes de cable electrifies, de tesson de bouteilles, de chien dit mechants.
dans ces rues calmes et propres, il y a alors comme une violence sourde qui s installe.
Publié par nico à 3:59 AM 0 commentaires
jeudi, avril 10, 2008
lima hotel
le patron parle fort. Beaucoup. Longtemps. Je ne comprends rien.
Il le sait.
on s en fout tout deux. on se marre comme des bossus.
Publié par nico à 7:55 PM 0 commentaires
Lima
De l avion, Lima ressemble a un desert sans fin de maison ocre inacheve et de bambous poussant sur des carcasses de toitures. des brasiers y font ca et la de longues fumees noires.
Des roches immenses surgissent dans le paysage brisant sa linearite. La ville les rogne peu a peu.
Tout semble alors si calme ...
Publié par nico à 7:49 PM 0 commentaires
Perou : Dans le taxi : jose´
- Francia !!
- si !!!
- ah platini, Bartes , que des bons joueurs de futbol !
- euh ...... oui .... et zidane !
- mais , en la cupo del mundo .... zidane... pourquoi il a fait ca ?
plus tard, le taxi franchit quelques ruelles. on se retrouve devant une large baie sombre. un peu de sable borde la route .
lui - el pacifico !!!!
moi - ooooh
lui ( pas peu fiers ) - et siiii
lui " et la coupe d europe, c est la grece qui a gagne non ? "
moi " euh ....
lui " ?
moi " euh ... c est pas l allemagne ..."
lui " ah c est sure ? "
mon dieu, j ai l impression d avoir desinforme un pan entier de l amerique du sud.
amis de tout pays, je fais penitence et lirai france football tout les dimanches a partir d aujourd hui mais ... eclairez moi !
ps
et c est quoi le nom du fameux joueur peruvien qui sevit par chez nous?
----
a l arrivee , embrassade plus que chaleureuse ... les deux bras, la tete, le cou , tout s enroule par ici...
Publié par nico à 7:39 PM 3 commentaires
Dans l avion : Fernando
Lui, la trentaine de la reussite... le front large, les pomettes fortes, des yeux noirs mouvant. une chemise large peine a cacher un embonpoint plus que naissant .
lui " j habite a hong kong, la je vais rendre viste a ma famille. a la mama ! "
moi " elle vit ou ? "
lui " a la Paz ! "
moi " oooh vous etes bolivien ? "
lui " si ! "
moi " dites, je vais en bolivie dans quelques semaines , j ai besoin d etre rassure :
j ai lu qu a La Paz , c etait dangereux ... c est vrai ? "
lui " ah oui, c est vrai . "
moi . ah
lui oui
moi ah
lui "tres"
moi " ah"
lui " il faut juste faire attention"
moi " surtout dans les banlieus ? "
lui " non surtout aux gens qui ont des armes "
je crois que ca le fait marrer ...
____________-
moi " et en bolivie, vous me conseillerez d aller ou ? "
lui " euh ... ca depend , il y a des montagnes au sud..."
moi, " j ai lu, et le fameux desert de sel ! vous y etes alles ? "
lui "non"
moi ( lui montrant ma carte) " et la vous connaissez ? "
lui " siiiii...... je ne suis jamais alle mais on m a dit que c etait bien "
lui " enfin, a part la paz, je n ai pas beaucoup voyage ..."
lui " vous savez , ca depend de ce que vous aimez comme climat. en bolivie , on a tout !
moi " le desert, la montagne, la jungle ..."
lui " oui ...." (plus bas ) la bolivia es magnifico.
---
plustard nous lisons des anonces d agences matrimoniales ensemble.
Il m apprends ce que veux dire " Superpetchougonas ".
( je vous laisse deviner)
----
moi "tu as des enfants
lui "oui deux
moi " quels ages ont ils ?"
lui le garcon a neuf ans et la fille 4 ...... ou 3 je sais plus. peut etre un peu plus " me reponds il dans un demi sourire.
lui " et toi ?
moi " je n ai pas d enfant
lui " quoi , tu as 30 ans et tu n as pas d enfants ! pourquoi ?
-----
moi . " tu sais avec les JO, on nous dit que la tele chinoise est partial , que rien n est dit des manifestations ... "
lui " oh tu sais on recoit plus de 100 chaines du monde entier alors.... l information on la trouve ! "
moi ...
lui " et puis , c est comme tout les pays du monde , une fois les JO passes , ca redeviendra normal ... "
----
( j apprends plus tard qu "il fabrique des machines " )
lui "tu vois ce gobelet, c est moi qui l ait fait .
et cette canette aussi . "
moi " wahou "
lui " j aime bien mon metier"
----
lui " et tu viendras me voir a la Paz ! "
moi si senor
il me donne sa carte de visite ...
Publié par nico à 7:16 PM 0 commentaires
madrid ... transit
Anglais en foule, roulant leurs corps de randonneurs fiers. Equipes pour plusieurs campagnes militaires. Chaussures neuves, pantalons lisse a la marque visible. La polaire , forcement la polaire, saille les muscles. Chacun un altimetre a la main.
ils parlent haut et fort. Ils debordent d energie viril et aiment a se voir ainsi.
leurs femmes a cote sont recroquevillees autour d un livre sans pretention.
Publié par nico à 7:12 PM 0 commentaires
horoscopo
"estas como un nino con zapatos nuevos."
ca me va...
plus loin
"se te puede presentarm una gran opportunidad professionial."
hum, mes cours de flute de pan ne seront pas inutile alors !
Publié par nico à 7:09 PM 0 commentaires
...
nous partons sous des vagues de brumes, des lumieres en faisceaux.
Sous le ciel perce , une ville, une vie connue, une chaleur. loin deja.
------
Avion calme, silencieux. Bouillonement interieur. Je repense a A. Au loin, nous poursuivons un soleil d´une incandescence rouge-sang.
Publié par nico à 7:05 PM 0 commentaires
apprenons l espagnol avec iberia airlines
maintenant je sais dire :
champion du monde , une personne humble et timide, il aime le cinema la musique et s entrainer a la planche a voile.
"campeon de mundo , une persona humilde y timida gustas el cine , la musica, y praticar el wind surf"
Publié par nico à 7:02 PM 0 commentaires
A.
aeroport
pas grand monde dans la salle d attente.
j attends depuis un ptit moment deja. un homme vient. regarde un peu la salle. vaguement. puis vient s assoir a mes cotes.
Comment vous le décrire,... oui c'est cela, une ombre grande et maigre: épaisse chevelure noir, peau mate, une main à l'intérieur d'une poche. l'autre maigre maigre. de longs doigts éffilés. Une belle main. nerveuse. vivante. battant l'air seule.
il se tourne vers moi rapidement.
"pourquoi vous aller en Espagne?" me demande t il brusquement. "j y fais escale pour aller au perou, et vous ?"
sa main esquisse un mouvement en l'air.
silence. silence pesant.
" une femme..."
on discute un peu. il a des sursauts. des yeux un peu fous. un peu triste. il est parfois difficile à suivre et parle seul souvent.un moment, ses yeux clignent longuement et sa tête se détourne dans un sursaut."ici chez vous, ce n'est pas fait pour nous".
[ je retranscrits ici notre conversation ou sa voix s est fait douce, triste, violente parfois. ]
"Elles sont folles , enfin j'aimerai vous dire qu'elles sont folles. C'est moi qui rêve trop.peut etre. vous ne savez pas hein ?, qu'est ce que vous pouvez comprendre à ça"" euh,...pour la folie, je peux pas trop vous dire, ...mais pour les rêves, j'en ai eu ma bonne part"
il s'adoucit."moi, j'ai cru en elle. p'tain j'y ai cru. j'ai cru en nous. Je pourrai plus croire comme ça maintenant.ca me tue, cette histoire. on est con parfois"
" elle aussi, souvent" dis je dans un demi-sourire.
il sourit"non, non, je n'y arrive pas. J'ai mal là.... Elle m'avait dit qu'elle était si bien, si bien avec moi. Tu sais elle m'appelait son alter-ego. Son alter-ego, tu comprends. moi je savais pas qu'on pouvait me dire ça, un jour. - petit, on avait les même rêves, je t'imagine à la fenetre avec les même reves que moi, - . Putain, pourquoi elle m'a dit ça !
p tain, le pire c'est que j'attends qu'elle revienne. j'y crois pas mais j'attends. je sais pas pourquoi. p'tain j'ai la rage, contre moi, contre nous; mais contre elle j'y arrive pas. faut que je l'oublie. faut que je parte. ... le temps... y'aura bien un temps où je penserai plus à elle ! "
" on a l'honneur chez nous. je lui est tout donné. elle m'a dit si bien avec toi... si bien avec toi. Puis elle est partit."
"elle n'est plus là, j'admets.elle veux plus de nous. j' comprends pas. toujours pas."
" Moi, je me voyais avec elle. longtemps. je me disais qu'un bonheur comme ça, on pouvait que le vouloir pour la vie entière. pourquoi ? elle voulait pas le même bonheur que moi, hein ?""pis si elle revient, je lui dirait "restes, je t'en veux pas de tout ça. je veux tout recommencer. "
sa main reste immobile ... seuls ses doigts se crispent un peu.
" ça me tue de penser ça"
silence.
"faut que j'arrive à avoir la rage contre elle et j'y arrive pas. "
on est toujours un peu démuni face à la tristesse. tant à donner. si peu à faire." vous l'avez connu longtemps ?"
" peu, peu. Elle n'y a jamais cru surement....fff... mon alter ego...je me suis fait avoir comme un con. je me suis fait prendre par mes rêves. je me suis emporté. c'est sure. je le sais mais je n'arrive pas à me le mettre là. c'est pas compliqué pourtant"
"vous savez, moi je crois qu'il faut plutot se méfier de nos emportements. j'ai l'impression qu'on s'y perd un peu."
lui: " je sais pas.
silence.nous restons ainsi. perdus chacun dans nos pensées épars. combien de temps cela dure ? je ne sais. son avion arrive. dernier regard. on se sépare ainsi.
Publié par nico à 6:45 PM 0 commentaires
S.
sur le chemin de l´aeroport ...
S. : "il y a forcement des moments ou tu doutes, ou tu fatigues, ou tu ne sais pas pourquoi tu es la"
Moi : " tu vois, j ai pas de souvenir de ca .... quand tu te retrouves la bas, y a un tel sentiment de possible, de liberte, comme si tout s offrait a toi , et cette sensation la´ qu il n existe ni contraintes, ni regards sur ce que tu fais, ni d habitudes, ... comment dire... cette sensation est si forte qu elle emporte tout.
S : " c est de la fierte ? "
Moi : peut etre, moi, je crois que ce sont des moments ou ce qu´on aimerait etre, un homme libre et fiers, face au vent !, est aussi ce que l on fait...
S. ( dubitatif ) : quand meme ! t es pas un peu fiers de toi la ... y en a pas bcp qui font ca ...
M. : beaucoup en font plus. mais j ai quand meme le sacre sentiment de briser ma vie ordinaire...
Publié par nico à 6:25 PM 0 commentaires
start again ...
aeroport :
on parle espagnol tout autour. Devant mes yeux ronds, un enfant se tourne vers moi, me sourit et me pose gentilment une question.
Je souris.
Je ne comprends rien.
Comme la sensation d un vertige a venir...
Publié par nico à 6:17 PM 0 commentaires
mercredi, mars 26, 2008
dimanche, novembre 19, 2006
reprendre la mer...
demain, nous mettrons les voiles pour Capri...
et on verra bien si c est vraiment fini par la bas.
Publié par nico à 7:28 PM 0 commentaires
...
Les eglises ici le dimanche sont pleines a deborder.
En silence, la foule ecoute le preche longuement.
et choses incroyables :
meme les hommes sont assis devant et ecoutent et meme les cafes aux alentours sont desertes..
M : "qui a parle de la fin du christianisme ?"
Publié par nico à 7:15 PM 0 commentaires
...
vu moine, la soutane droite, la ceinture blanche etincellante, le sourire fiers, avec aux commisures des levres, quelques choses comme un mepris doux pour nous autres simples visiteurs ...
Publié par nico à 7:11 PM 0 commentaires
dans la rue...
lui, la quarantaine de la reussite...
- " he he ! vous etes touristi ? si ? "
- " euh ... oui ..."
- " surtout , surtout, n allez pas par ici ! [ il montre une ruelle pourtant charmante ]
il y a tant de belles choses a faire ailleurs. bellisima. Dans la grande rue... Ne vous en ecartez pas ! C est tres tres dangereux ... l est surtout !"
moi - " ah .. pourquoi ? la mafia ?"
lui [ regard appuye, sans repondre ] - " bon tenez... bon courage " et file sans un bruit ...
Dans ma main, se trouve un depliant pour Elite Voyage ( luxe et sourire de diamant )...
note
1 se demander quelles signes de richesse on peux presenter ...
2 l est semble bien attirant...
Publié par nico à 6:59 PM 0 commentaires
A confesse, une jeune fille, le cul en arriere, bombe, se penche vers le pretre, roule des yeux en contant ses peches.
Il l ecoute et de ses cheveux blancs arbore un sourire ravi...
La lumiere au dessus d eux est rouge... il ne faut pas les deranger.
Publié par nico à 6:55 PM 0 commentaires
...
Au monastere, une paire d ailes, seule s est decollee et reste posee la sur le mur, tremblante.
La tentation est grande de la prendre et de s envoler...
N empeches, je me demande quel ange a bien pu renier ses ailes et venir a nous ainsi.
Publié par nico à 6:52 PM 0 commentaires
ce que nous apprenons dans les eglises...
Plus tard, quand nous serons des anges, nous serons des anges joufflus, des anges aux bides rebondis, plisses, pendant, ds anges aux seins ronds de trop de graisses.
Plus tard, quand nous serons des anges, nous aurons de belles ailes de pierres mais nous ne nous envolerons pas. Plus tard, nous resterons peut etre sans ennui accroches au plafond des eglises.
Quand nous serons des anges, nous jouerons de nos joues rebomdies, des trompettes immenses. [ photo ].
Mais plus tard, quand nous serons des anges, les pigeons viendront nous chier dessus, tous les matins...
Publié par nico à 6:41 PM 0 commentaires
A voir ces italiens telephoner avec une joie si debordante, je me demande si dieu n a pas invente le portable pour se faire pardonner Berlusconni...
Publié par nico à 10:14 AM 0 commentaires
reprennons la route
des ferraris de plastiques pour des gosses illumines; des femmes denudees arborant des sourires caranassiers sous le jour des teles bleutees, et l oeil des hommes avide et rigolard; le cafe fumant dans des roucoulements sonore " et si !! si !! monsieur, ci cafe la, il tient tout la semaine eveillee ", de la lingerie fine, riche parure pour modele de plastique en vente de salles d attente - on attend quoi ici ? - ; des montres etincellantes dans leurs ecrins rouges; ce martini qu il faudra bien commencer a boire; et cette langue sautillante, etincellante, debordante, qui egrenne des i comme un sourire a peine dissimule.
remplissant le silence froid d un aeroport de transit.
Publié par nico à 10:02 AM 0 commentaires
mardi, septembre 05, 2006
Avec le temps qui passe, s'éteindront nos voix
Mais nos corps, que rien ne lassent, se souviendront des baisers florentins
Que nous donnions au clair matin
Avec un peu d'azur dans l'écriture
Et quelques reves à portée de main.
Publié par nico à 5:14 PM 0 commentaires
mardi, août 29, 2006





J'ai tendu des cordes de clocher à clocher;
des guirlandes de fenêtre à fenêtre;
des chaînes d'or d'étoile à étoile,
et je danse.
A. Rimbaud
merci pour vos regards, votre soutien, vos sympathies et vos indulgences...
Il en resterait tant à dire... Cela sera pour d'autres temps, d'autres paroles. Mieux vaux laisser ici le silence recouvrir ces pas trop pressés...
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Publié par nico à 9:42 AM 0 commentaires
lundi, août 21, 2006
Le petit jour poreux
qui efflue
réhabite
nos vitreuses pensées
On s'entoge encore une fois
du faux habit de soi-même
On replâtre le masque d'hier
à ce visage trop frileux
de sa nudité
On se reprend sa vie — pliée
sur un fauteuil
au pied du lit —
comme un vêtement qu'on soigne.
On inventorie la risqueuse
monnaie des paroles qu'il faudra dire,
la trouble marchandise des gestes
qu'il faudra faire
Pour demeurer la dupe
de son signalement.
Et chacun trouve naturel
de n'être pas devenu
un autre.
(Norge, Poésies 1923-1988)
merci à Z.
Publié par nico à 1:10 PM 0 commentaires
mardi, août 01, 2006
pour ceux qui s'impatientent....
Une version un peu moins en vrac de ce modeste bloc note, avec les notes oubliées et quelques photos/vidéos supplémentaires, sera par là en fin de semaine...
http://nicolas.dapzol.free.fr/orient/notes_en_vrac.htm
bonne fin d'été.
Nicolas
Publié par nico à 2:20 PM 0 commentaires
jeudi, juillet 27, 2006
samedi, juillet 22, 2006
vendredi, juillet 21, 2006
- Et alors ce voyage c'était comment ?
repenser à l'immensité traversé, sentir des myriades d'images défilées, retrouver retrouver l'écho des émotions passées et s'entendre balbutier....
- ben......... c'était.... c'était bien.
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- Et c'est quoi cette coupe de cheveux ?
- ben c'était le matin.... et elle avait déja bu son quatrième verre de schnaps....
Publié par nico à 4:56 PM 0 commentaires
c'est la fin.
Jeunes gens le temps est devant vous comme un cheval échappé
Qui le saisit à la crinière entre ses genoux qui le dompte
N'entend désormais aue le bruit des fers de la bête qu'il monte
Trop à ce combat nouveau pour songer au bout de l'équipée
Jeunes gens le temps est devant vous comme un appétit précoce
Et l'on ne sait plus que choisir tant on se promet du festin
Et la nappe est si parfaitement blanche qu'on a peur du vin
Et de l'atroce champ de bataille après le repas de noce.
[...]
Que le temps devant vous jeunes gens est immense et qu'il est court
A quoi sert-il vraiment de dire une telle banalité
Ah prenez le donc comme il vient comme un refrain jamais chanté
Comme un ciel que rien ne gêne une femme qui dit pour toujours.
Enfance. Un beau soir vous avez poussé la porte du jardin
Du seuil voici que vous suivez le paraphe noir des arondes
Vous sentez dans vos bras tout à coup la dimension du monde
Et votre propre force et que tout est possible soudain
L. Aragon-- la beauté du diable.
Publié par nico à 4:48 PM 0 commentaires
aéroport Tachkent
Le jour commence à peine à dorer le paysage.
Il regne un brume légère. Enveloppant d'une paleur éparse, les corps endormis.
Dans cette lenteur des gestes, comment croire au départ ?
Publié par nico à 4:47 PM 0 commentaires
L'ouzbekistan vraiment en bref
- les serveuses qu'on appellent Douchka, ca donne un petit coté fantastique a chaque commande
- le baiser à la russe. Ah voir 2 vielles se faire un smack aussi appuyé que bruyant sur les lèvres...
- la proportion démesurée de Francais.
Quel est donc cet immaginaire commun qui nous porte ici ?
- le coté : on est pas peu fiers de nos tyrans.
- le jeu de marelle où M. déambule avec grace tandis que je me vautre lamentablement sous le regard compatissant des enfants de quartier.
- le frelon, un animal de compagnie affectueux
- le salut avant et apres le repas: les maisn sur le visages qui descendent au ventre.
- l'hote qui, solennel, romp le pain, et le distribue la mine grave.
- la beauté des monnuments. Ce sentiment de l'histoire ici écrite.
- les flics et leurs gouts pour les prommenades nocturnes.
Publié par nico à 4:38 PM 0 commentaires
Opéra
Tandis que sur scène, on reve de Paris et des Vfolies Bergerrrres et de ses peintres romantiques, la salle se bidonne et applaudit a la moindre pause.
Toute la salle ? non.
Quelques rombières sont quand meme venues exposer leurs froideurs, leurs diamants et leurs rides.
Et seules, armées de leurs jumelles, murmurent bouches serrées des pensées exquises.
Nous, sans comprendre un traitre mot de tout ca, nous nous lovons dans l'hilarité générale....
Publié par nico à 4:04 PM 0 commentaires
mercredi, juillet 19, 2006
Je ne suis pas sur qu'un voyage apporte beaucoup de reponse. Pourtant, il m'est une question qui me hante depuis longtemps :
du flic et du voleur qui est apparu en premier ?
Et bien dieu, dans sa grande mansuetude, m'a apporte' la reponse hiers soir.
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Apres une longue journe'e d'errance, je rentre un peu tard en mon logement familiale. A une dizaine de metre de l'entre' du batiment, deux policiers controlent en criant un groupe de pakistanais.
Candide, je passe a cote', sans un regard.
On m'arrete. " Passport ! "
C'est la troisieme fois en 1/2 heures. je commence a etre un peu las.
Je le tends. Tout les controles se sont deroule's de maniere relativement simple jusqu a present.
Je suis confiant.
Le premier policier, qu'on nommera Hutch par commodite' me sourit.
" one minute...."
J'attends. Il est 11h du soir. La nuit est pleine.
Starsky, - l'autre- revient . Le visage sec, les joues creuses, les yeux hargneux. Prends mon passeport. Le regarde d'un oeil mauvais.
- " visa no "
moi- "visa ok, no problem, look "
lui - yes problem.
Il ne me regarde pas. Ferme le passeport. Fais quelque pas.
moi - eh what are you doing ?
lui - no visa .... commisariat.
Son ton est d'une secheresse peu commune et dans ses yeux brillent une colere bien noire. Toute discussion semble impossible. Ils sont deux. Ils ont mon passeport. Je n'hesite qu'un instant.
Je suis.
Nous marchons.
Quelque metres apres, un coin sombre.
Il montre mon sac. fais le geste de l'ouvrir.
Il se met a le fouiller avec le fureur. Tout s'etale a terre. Mon appareil photo, mon lecteur mp3, mon billet d'avion, mon argent....
Il ramasse l'argent.
Je l'arrete.
Il me repousse avec force. Ramasse les billets, les mets dans le passeport.
lui - certificate dollards ? euros ?
je montre mes documents.
lui - No ! No certificate ! problem. Go !
Mes affaires sont eparses a terre.
On reflechit vite dans ces moments la. trop vite.
S'ils avaient voulu me voler,ils l'auraient deja fait avant. La nuit est noire, il n'y a personne. Ils sont deux. Leurs matraques ne semblent pas en carton.
J'opte pour l'option il est fou ou fait du zele.
Atteindre le commisariat. Trouver un superieur. Appeler l'ambassade.
Surtout, surtout ne pas perdre de vue le passeport.
Je tente de ramasser mes affaires rapidement tout en le surveillant du coin de l'oeil.
Starsky tient avec hargne mon passeport. Je marche a ses cote's, essayant d'evacuer la colere montante, et de retrouver un souffle calme.
Souffler profondement.
Hutch nous suit quelques metres plus loin. J'hesite. soit il est pataud, soit il ne veux pas etre mele' a ca, soit il ferme la marche.
Nous nous enfoncons dans la ville encore plus noire, plus silencieuse.
" il est ou' ce commissariat ?"
" la a gauche "
" la a droite "
" dans 10 minutes "
sont les seuls reponses auxquelles j'ai droit.
Chaque batiment eclaire' devient l'espoir de l'arrive'e prochaine.
En vain.
Je ne comprends pas ou' nous allons. L'endroit ne peux pas etre plus sombre qu'a present.
Je pense au viol. Rejette l'idee.
Je pense a fuire. Arrache' le passeport serrait une chose, mais semer 2 types arme's dans la force de l'age, moi avec mes chaussures de rando, mon p'tit sac, et mon corps portant la fatigue de 3 mois de voyage, me parait trop aventureux.
" a gauche !"
" a droite !"
Nous arrivons dans un terrain vague. En face un batiment semblable a une prison.
Controller les battements d'un coeur qui voudrait s'affoler.
" ou' est t on ? '
Pas de reponse.
Hutch se met a pisser. C'est absurde.
Je jette mon sac a terre. Ressorts les certificats. Lui demande ce qu'il veux.
Starky a peur. - je ne le comprends qu'a ce moment la' . Meme les coins les plus sombres etaient encore trop dangereux pour lui. Il a voulu venir ici.
Je lui arrache des mains mon passeport.
lui " donne de l'argent"
je ris et je pars.
Il me retient par le bras.
Silence.
"Tiens 10 dollards"
"non plus"
"ca va pas "
Je m'arrache de son etreinte et m'eloigne d'un pas vif.
Surtout ne pas courir.
Ils ne me suivent pas.
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il est 1h du matin. Je suis sur un boulevard desert. Nous avons trop marche' dans le noir. Je ne suis pas sur de la position de l'hotel. Le retour a pied semble difficile.
Il faut heler une voiture inconnue.
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le "taxi" rend la monnaie. apres tout ca, j'ai du mal a croire a tant de bonte' . je le remercie plusieurs fois. Il ne comprends pas.
A la maison, je reveille mon alcoolique de logeuse.
Elle m'acceuille avec de la biere, du Plov, et un peu de viande froide.
Elle s'inquietait.
Ses propos d'hiers semblent loin. Elle est avec un homme. Ils viennent de faire l'amour.
Ses traits par rapport a hiers se sont incroyablement adoucies. Les volupte's ont laisse's sur son regard une joie nouvelle. Ses cernes ne se distinguent plus.
Elle l'embrasse avec une tendresse avide et retenue.
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Moi desole' d'arriver si tard- "Policia..."
Elle - C'est a cause de tes cheveux !
Moi - ...
Elle - Demain coupe coupe.
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Finalement ma surveillance n'a pas ete efficace, les 2 flics ont emporte' une bonne partie de mon argent. Je n'ai rien vu.
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Le lendemain, a l'ambassade.
Moi [ en gros ] - Ressortez le clemenceau !Reparez le De Gaulle ! Prevenez la legion ! Lachez l'operation turquoise ! Parachutez Villepin ! Aux armes qu'un sang impur abreuve nos sillons !
Le vice consul - ben vous savez, c'est comme ca ici : on peux rien faire.
Moi - ...
Le vice consul - Portez plainte ? oh ca sert a rien.
Moi - ...
Le vice consul - Mais c'est marque' sur notre site internet comment se comporter. Vous l'avez lu.
note :
ca sert a quoi une ambassade ?
Publié par nico à 4:29 PM 0 commentaires
a la piscine publique...
un maitre nageur petit gros rond poilus bonbe le torse et engueule ses eleves avec une vehemence caracteristique.
Il y a des profils universels.
Publié par nico à 4:28 PM 0 commentaires
mardi, juillet 18, 2006
A cote's des femmes de vertues dites legeres, on vends des kebabs ruisselants.
Et les hommes passent de l'un a l'autre avec un appetit de chair sans fin.
Publié par nico à 5:54 PM 0 commentaires
Tachkent, en banlieu, [ a cote' la zup, c'est la suisse profonde. ].
Apres une longue perigrination, j'arrive devant un hotel. A l'interieur, une ride'e de concierge connait 2 mots:
"niet" et " au revoir"
J'avoue une certaine lassitude a faire le chemin en sens inverse. L'hotel est loin de tout.
Je m'assois sur un muret avec l'espoir diffus qu'il se passe quelque chose [ quoi d'ailleurs ?]
Dans le quartier, on m'appostrophe " Francus ? Zidane !" et chacun de mimer le coup de tete a sa facon. Rigolard ou hargneux. c'est selon.
On me dit de retourner vers le centre, vers les hotels chics. a chacun sa place.
voyons que fais tu ici c'est la banlieue.
Seul un petit garcon de 14 ans, rondouillard les yeux fiers et doux, des poings ayant deja servis, m'indique un hypothetique hotel a 5km de la.
du coup cahin, caha, nous courrons tous deux apres le tram, echangons nos cigarettes, sautons par dessus les branches mortes.
Nous cheminons tout deux en parlant un curieux melange de Tadjik-ouzbek-franco-anglais qui nous fait bien marrer.
A 50m de l'hotel, il me dit " arretes toi la, je m'en occupe "
Docile, je m'arrete.
Le front haut, pas peu fiers, il part demander les prix.
Quelques minutes plus tard,il revient et me glisse sur le ton de la confidence : " eh pas plus de 5 dollard "
j'y vais.
L'hotel n'accepte pas les etrangers.
"donne moi de l'argent, j'appelle ma mere"
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Peu de temps apres, je debarque dans son immeuble qui est dans un etat de decomposition plus qu'avance'e. Les murs portent de larges fissures, des monceaux de ferailles en sortent par endroit. La porte d'en bas n'est plus. L'escalier de fer fait des bruits inquietant.
Dans l'immeuble a mon arrive'e rires peurs, interrogations.
L'appartement est saisissant. Les tapisseries sont passe'es, dechire'es par endroits. Pour tout meubles, une table, une armoire, un maigre divan, une tele' [ qui ne marche plus depuis longtemps...]. Des photos aux murs arrache's dans quelques magasines, des posters d'un ailleurs fluorescent et 2 portraits inconnus.
Seule la chambre et son rideau de dentelle blanche semble epargne'e.
Le gamin me propose un prix pour la nuit. Je fais semblant de negocier.
La mere:
Elle a les yeux cercle's d'un noir epais. Le maquillage semble avoir coule' depuis longtemps autour de ses yeux noirs. Ses joues sechent creusent son air fantomatique....
A t elle pleure'e. Je ne le crois pourtant pas.
La sueur, l'abattement peut etre.
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A mon arrive'e, elle ne me regarde pas. Engueulle son fils. Echange brutal entre eux dans le couloir delabre'.
Elle se fait douce et m'acceuille.
Elle s'appelle mary et m'appelle Nicole.
elle : " le visage ca va...... mais les cheveux, ca faut raser. et puis la barbe, c'est quoi ca ? "
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Le soir je rentre un peu saoul, elle m'attends.
Nous nous asseyons tout deux et sirotons sa biere a 12 degres, en echangant des paroles d'alcooliques.
Elle : " c'est ma 4 ieme bouteille " [ d' 1,5 L ]
"avant je travaillais dans le metro, mais mon coeur y peux plus. Je peux plus."
" Les hommes c'est fini. Fini. pas de mari."
La lumiere sale de cet eclairage de banlieue creuse sur son visage les boursouflures de l'alcool.
Publié par nico à 5:49 PM 0 commentaires
Un biseness man me raccompagne le soir.
moi - vous pensez quoi du president Karimov?
lui - no comment .
moi - c'est etrange chaque fois que je pose cette question. Tous les gens me disent que c'est quelqu'un de bien. Mais j'ai l'impression qu'il ne me dise pas ce qu'il pense vraiment.
lui - they ' re lying !!!!
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Gentillement, il me raccompagne jusque dans le metro.
Enfin, c'est quelque station plus tard que je me suis apercu que c'etait le mauvais metro...
Publié par nico à 4:48 PM 0 commentaires
La russe ne marche pas. Elle conquiert. Et ses talons hauts frappent le bruit sec de sa domination charnelle, assure'e.
Publié par nico à 4:43 PM 0 commentaires
lui, belge, la figure blanche de viellesse...
- ca fait 14 mois que je voyage. vous savez ce qui me manque le plus ?
-...
- un bon repas bien de chez nous. parcequ'ici...
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-au debut de ma vie, je n'avais qu'une semaine de vacance par an. une semaine vous vous rendez compte ! puis 2 semaines et maintenant 54 semaines...
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- je vais rentrer bientot. Enfin dans quelques mois.
-...
- ca me fera du bien.
-...
- mais je sais que je ne pourrai que penser a mon prochain voyage.
Publié par nico à 4:42 PM 0 commentaires
mon dieu... plus que 2 jours !
je rentrerai le 20 a 17-18h....
A l'heure ou' d'autres rentrent du boulot...
Publié par nico à 4:41 PM 0 commentaires
Un touriste [ sans ironie ].
" moi j'aime bien les dictatures. ce kitch... "
Publié par nico à 4:27 PM 0 commentaires
Dans une espece de forteresse, un gardien nous invite a monter sur le toit par un passage ferme'e mais dont il a la clef.
Moyennant finance, bien entendu.
Lui [ montrant les billets avec un grand sourire ] - " ca, ca va dans ma poche et pas dans celle du gouvernement. Eh non ! Parceque ca coute cher de manger et moi j'aime bien ca... alors tous les touristes qui passent : Hop ! "
ps:
le passage est en fait un ancien escalier sans marche maintenant, totalement obscure. Seul le flash de l'appareil photo nous guide....
Publié par nico à 4:27 PM 0 commentaires
Dans les tombeaux majestueux des rois defunts sous l'or, le nacre et les miroirs, les cerceuils sont d'une humilite' troublante.
De simple parrallepipede blanc.
C'est a se demander si il n'y a pas ici un orgueil incroyable derriere cette modestie apparante.
Publié par nico à 4:26 PM 0 commentaires
samarcande suite
Sur les tombes sont grave's les visages des defunts. Tous font la gueulle. A croire que le sourire est incompatible avec la dignite'.
Publié par nico à 4:12 PM 0 commentaires
Etrange de construire un restaurant juste en dessous d'un nid de frelons.
Enfin a nos yeux. Parcequ'ici on les chasse d'un revers de la main avec une placide indifference...
A chacun de leurs passages, nous, nous sursautons, bondissons de nos chaises, saisissons toutes armes disponibles et luttons en vendant cherement notre peau. Enfin battons l'air vainement.
Il en vient 4,5 . nous ployons sous le nombre. et ne restons plus assis.
Nos voisins de table nous regardent hebete's, nous disent de nous assoir. Ne comprenne pas notre agitation.
Nous fuyons vers une autre table.
Ils reviennent.
Nous mangons debout, en bondissant parfois.
Nous n'avons jamais mange' aussi vite.
Publié par nico à 4:12 PM 0 commentaires
samarcande...
visite dans l'antique...
Portique immense 40 m de haut. Murs epais s'elevant. Dominateur. Pure etalage de puissance brute. Un emissaire anglais aurait eu l'audace de franchir la porte a cheval. Il en eut la tete tranche'.
Mais une fois le portique traverse' , s'eclaircit une cour verte et douce. En son milieu, un arbre antique deploit son ombre bienfaisante. Tout y respire alors la tranquillite' des palabres estivales... Autour, des niches dans les murs de sables sont salles de cour, salle de priere, salle de repos.
Dans les couloirs et les voutes, il regne le silence d'une spiritualite' anoblie.
Publié par nico à 4:12 PM 0 commentaires
On a beau etre un joyeux tyran sanguinaire, et bien il suffit d'aller guerroyer jusqu'a Istanbul et Delhi pour etre venere' .
C'est magique l'histoire, non ?
Publié par nico à 4:01 PM 0 commentaires















